dimanche, avril 19

  • À un an du scrutin, « La Tribune dimanche » publie un sondage dans lequel les Français dressent le portrait-robot de leur prochain président.
  • Son âge, son parcours, ses priorités… Quel est celui ou celle qui correspond le mieux à leurs critères ?
  • Surprise : ce n’est pas le favori actuel des sondages qui est le mieux placé.

Le premier tour de la prochaine élection présidentielle ? Ce sera dans un an, le 11 ou 18 avril 2027, selon la date qui sera choisie par le ministère de l’Intérieur. Alors que de nombreux prétendants se bousculent au portillon, La Tribune dimanche publie un sondage* dans lequel les Français établissent le portrait-robot de celui ou celle qui succédera à Emmanuel Macron au palais de l’Élysée.

D’après cette enquête réalisée par l’institut Elabe, 49% des personnes interrogées souhaitent que le futur président ait entre 45 et 54 ans ; 22% aimeraient qu’il soit plus jeune, entre 35 et 44 ans et 17% plus âgé, entre 55 et 64 ans. Ce qui nous donne une moyenne de 47 ans, contre 50 ans selon une enquête similaire réalisée en 2016. Rappelons qu’à son élection un an plus tard, l’actuel chef de l’État avait 39 ans.

Un politique plutôt qu’un chef d’entreprise

Sur ce simple critère de l’âge, quel serait donc le prétendant le mieux placé ? Il s’agit de Raphaël Glucksmann, le député européen du mouvement Place publique, puisqu’il aura 47 ans au moment du scrutin. Les autres prétendants ? Favori des sondages, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, aura 31 ans. Gabriel Attal, 38 ans. Marine Tondelier, 40 ans. Édouard Philippe, 56 ans. David Lisnard, 57 ans. Marine Le Pen, 58 ans. Bruno Retailleau, 66 ans. François Hollande, 72 ans. Et Jean-Luc Mélenchon, 75 ans.

Deuxième critère qui ressort dans cette enquête Elabe ? L’expérience du futur président. En effet, 51% des Français estiment qu’il doit être issu du monde politique, soit une poussée de 8 points par rapport à février 2020. Le profil de chef d’entreprise arrive en deuxième position et séduirait 36 % des Français (4 points de plus qu’en 2020). « La critique sur la politique ne tue pas la profession politique », souligne Bernard Sananès, le président d’Elabe. « On continue à considérer que le parcours d’un responsable politique prépare le mieux à la fonction.  »

Si les sondés réclament du changement, ils ne cherchent pas non plus une révolution. Quelque 57% d’entre eux attendent en priorité que le futur président rassemble et apaise la société (57% des sondés, +17 points par rapport à avril 2016) plutôt qu’il réforme quitte à fracturer (42%). Côté priorités, 44 % des Français voudraient qu’il privilégie le pouvoir d’achat, 31 % la sécurité, 30% la santé, 28% la dette publique et l’immigration et 21% l’éducation. Enfin, à un an du scrutin, 45% disent voir au moins une personnalité qui leur conviendrait pour la prochaine présidentielle, contre 53% qui cherchent encore leur profil idéal.

* Sondage réalisé en ligne les 14 et 15 avril auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, méthode des quotas.

Jérôme VERMELIN

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