- Des opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, se sont multipliées ces derniers mois à l’encontre de plusieurs candidats à la présidentielle, notamment Gabriel Attal et Édouard Philippe.
- Une accusation balayée par la diplomatie russe qui dénonce une « menace russe » agitée par les candidats pour faire campagne.
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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est lancée
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Circulez, il n’y a rien à voir. La diplomatie russe a rejeté « fermement
» les accusations d’ingérences formulées par les autorités françaises visant Moscou, après une série d’opérations de déstabilisation visant plusieurs candidats à l’élection présidentielle.
La Russie « rejette fermement ces allégations infondées et dépourvues de preuve
« , a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Ces accusations « ne nous surprennent pas du tout
« , a-t-elle dit.
Au moins quatre opérations de désinformation depuis le début du mois
Pour elle, cette histoire est un bon moyen d’agiter la perspective d’une « menace russe
» de la part des candidats pour faire campagne. « Nous voyons que pour de nombreux candidats, la course à la présidence implique, comme un élément de ‘programme obligatoire’, de faire des déclarations retentissantes sur la lutte contre la ‘menace russe’ et le soutien au régime de Kiev
« , a poursuivi la porte-parole.
Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences étrangères numériques en France, a fait part la semaine dernière de nouvelles opérations liées à des réseaux prorusses visant le candidat et ancien Premier ministre Gabriel Attal. Au total, depuis le début du mois d’août, au moins quatre opérations de désinformation ont visé ce candidat du parti Renaissance, qui a déjà déposé plainte.
Ces opérations informationnelles sont imputées au mode opératoire prorusse baptisé Matriochka, actif depuis 2023, qui s’appuie sur la publication de faux contenus diffusés et amplifiés de manière coordonnée sur les réseaux sociaux. D’autres candidats auraient également été ciblés, comme Raphaël Glucksmann ou un autre ex-Premier ministre, Édouard Philippe.
Leurs points communs ? Tous les trois ont affiché publiquement leur soutien à l’Ukraine face à l’offensive russe d’ampleur lancée en 2022, comme une majorité des personnalités politiques françaises.



