mercredi, mars 25

Les élections municipales à peine terminées, place à la course à l’Élysée. Un peu plus d’un an avant l’élection présidentielle, Jordan Bardella en est sûr: « Bruno Retailleau se retirera pour finir par soutenir Édouard Philippe à l’élection présidentielle », soutient le président du Rassemblement national au Figaro ce mercredi 25 mars.

« La droite française n’existe plus aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle je ne cesse de tendre la main aux électeurs déçus de ce parti politique », poursuit Jordan Bardella.

Ce dernier accuse Bruno Retailleau d’avoir « fait des Républicains la succursale du macronisme » lors de ces élections municipales. « Ils sont les responsables directs d’une victoire communiste à Nîmes et de la réélection de la gauche à Marseille.

Édouard Philippe « partisan du rassemblement de la droite et du centre »

« Je les invite à rejoindre ce grand rassemblement que nous sommes en train de bâtir, Marine Le Pen et moi, dans le cadre de la campagne présidentielle. Nous devons travailler ensemble parce que notre adversaire le plus redoutable, ce sont les héritiers du macronisme et, évidemment, la gauche », argumente-t-il.

Déjà au soir du premier tour des élections municipales le 15 mars dernier, il « tendait la main aux listes de droite sincères (…) et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l’extrême gauche et la dilution dans le macronisme ».

Le 12 février dernier, un mois avant le scrutin municipal, Bruno Retailleau a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Le président des Républicains estimait alors que « le moment était venu pour notre famille politique d’indiquer aux Français un nouveau chemin, axé sur l’ordre, la prospérité et la fierté française ».

De son côté, Édouard Philippe a été réélu maire du Havre ce dimanche, une victoire qui lui ouvre la porte à une candidature à l’Élysée. Chez nos confrères de France 2 ce mardi, il se dit « partisan du rassemblement de la droite et du centre ». « Je travaille avec Bruno Retailleau, je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais j’essaye de faire en sorte que nous puissions nous parler. Il a réintroduit un doute sur la ligne tactique, idéologique et politique des Républicains. Elle a été corrigée par Gérard Larcher et d’autres. J’espère qu’elle ne bougera plus », souhaite l’ex-Premier ministre.

Article original publié sur BFMTV.com

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