
Le mercredi 14 janvier, trois hommes dînent ensemble à Paris, dans une brasserie proche de La Bellevilloise, où vient de se tenir le meeting de lancement de campagne d’Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste à la Mairie de Paris. Autour d’un verre, le député socialiste des Landes Boris Vallaud, son collègue des Yvelines Aurélien Rousseau et le député européen Raphaël Glucksmann dissertent sur l’histoire de la gauche. Ils évoquent Michel Rocard, Léon Blum, Guy Mollet, et l’unité du Parti socialiste (PS).
Objet véritable du rendez-vous : la présidentielle de 2027. Aurélien Rousseau et Raphaël Glucksmann tentent de convaincre Boris Vallaud que la primaire de la gauche dans laquelle Olivier Faure tente d’emmener le PS est un non-sens. Et qu’il vaut mieux souffler dans les voiles du mieux placé à gauche pour le moment, en l’occurrence l’eurodéputé Place publique, au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) dans les enquêtes d’opinion.
A quinze mois de la présidentielle, une discrète course de fond s’est engagée entre les prétendants du camp social-démocrate pour 2027. L’émission jugée ratée de Raphaël Glucksmann face à Eric Zemmour sur LCI le 18 novembre 2025 a ouvert l’appétit du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui espère capitaliser sur la négociation menée avec Sébastien Lecornu sur le projet de loi de finances 2026, et renforcé les ambitions de François Hollande, qui rêve d’un « trou de souris » dans lequel s’engouffrer.
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