mercredi, janvier 28
Des cylindres d’uranium en provenance de Russie sont déchargés dans le port de Dunkerque (Nord), le 20 mars 2023.

Charbon, pétrole, gaz… Depuis février 2022 et le déclenchement de la guerre en Ukraine, les livraisons du secteur énergétique russe ont été largement visées par les 19 trains de sanctions européennes. Mais une filière continue de faire exception : celle de l’atome, jusqu’à présent totalement épargnée.

A Bruxelles, les discussions sur d’éventuelles sanctions, prévues initialement pour juin 2025, ont été reportées. A l’heure où la France est décrite comme l’un des principaux pays opposés à une interdiction complète des livraisons nucléaires russes, un rapport, publié mercredi 28 janvier par l’ONG antinucléaire Greenpeace, rappelle une nouvelle fois que le commerce d’uranium – le combustible des centrales électronucléaires – se poursuit entre Paris et Moscou, dans une grande opacité.

Les liens sur le sujet entre la France et la Russie, documentés ces dernières années, sont multiples. Régulièrement, des cargos en provenance de Saint-Pétersbourg ou d’Oust-Louga (oblast de Léningrad) continuent d’accoster dans le port de Dunkerque (Nord), avec, dans leurs conteneurs, de l’uranium, sous différentes formes. Si la France n’importe pas d’uranium naturel extrait sur le territoire russe, les derniers relevés douaniers analysés par Greenpeace montrent que, entre 2022 et septembre 2025, près de la moitié des importations de cette matière première provenaient du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, deux anciennes républiques soviétiques.

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