Selon le rapport State of the World’s Birds 2026 de l’ONG BirdLife International, consacré cette année aux espèces d’oiseaux migrateurs, 45 % d’entre elles voient leurs populations diminuer et 11 % sont menacées d’extinction. Parmi les 1 843 espèces migratrices, « les oiseaux marins et les oiseaux de rivage, qui dépendent des habitats marins et des zones humides côtières, sont particulièrement touchés », indique The Guardian.
Renouvelée tous les quatre ans, cette analyse a été présentée le 11 septembre au Global Flyways Summit, à Nairobi, au Kenya, où des dirigeants politiques, des scientifiques, des organisations de protection des oiseaux et des institutions financières « ont signé un engagement à intensifier leurs efforts pour protéger les oiseaux migrateurs le long de leurs voies de migration, ces routes empruntées par des milliards d’oiseaux se déplaçant entre les continents et d’une saison à l’autre », révèle le journal britannique.
Couloirs de migration
Stuart Butchart, directeur scientifique de BirdLife International, rappelle au Guardian que si les oiseaux migrateurs sont des sentinelles sensibles aux changements de l’environnement, notamment ceux imputables à l’être humain, le recul permet d’attester l’efficacité des programmes de protection.
Il insiste :
« Les solutions existent : nous avons besoin désormais de les mettre en œuvre à l’échelle des couloirs de migration. »
Destruction de leur habitat, chasse, changement climatique, pollution chimique ou encore espèces invasives sont autant de perturbations qui affectent les volatiles durant leur périple.
La Déclaration de Nairobi prévoit notamment une enveloppe de 6 milliards de dollars, soit 5,2 milliards d’euros, pour la protection et la restauration des habitats le long des routes qui relient les zones de reproduction, de repos et d’hivernage.
Dans ce cadre, la Banque asiatique de développement a par exemple présenté un plan de 3 milliards de dollars sur les dix prochaines années pour la protection de 50 zones humides prioritaires le long de la voie de migration Asie orientale-Australasie, laquelle comporte la plus forte proportion d’espèces en baisse parmi les grands corridors terrestres, soit 53 %. Les oiseaux qui empruntent ce couloir partent des régions froides du Nord (Sibérie, Alaska) et volent vers l’Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande).
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