
Pendant longtemps, Marrakech – ses palais, ses jardins et ses souks bouillonnants – a drainé l’essentiel du tourisme au Maroc. Mais depuis la sortie de la crise sanitaire due au Covid-19, l’affluence a augmenté dans tout le royaume, débordant sur d’autres villes, dont Agadir, Rabat et Casablanca.
« Pour ces villes, on a atteint une quasi-saturation des capacités hôtelières, avec 80 % à 90 % d’occupation toute l’année », précise Nidal Lahlou, président délégué de la Fédération nationale des industries hôtelières (FNIH) au Maroc.
En l’espace de dix ans, le nombre d’entrées touristiques dans le pays a doublé, passant de 10 millions en 2015 à près de 20 millions en 2025. La même année, le pays a ravi à l’Egypte (19 millions) le titre de première destination touristique du continent. Le secteur représente désormais 7,3 % de son PIB (à titre de comparaison, c’est 8 % en France). De quoi relever l’assiette des recettes, avec 124 milliards de dirhams (11,5 milliards d’euros).
« Il n’y a plus de saisonnalité, le Maroc séduit désormais douze mois sur douze », se réjouit Hasnae Loutfi, directrice d’une agence de voyages à Casablanca, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 40 % en cinq ans. Pour Mme Loutfi comme pour de nombreux professionnels du secteur joints par Le Monde, le succès de la destination Maroc serait en partie lié à la performance historique de l’équipe nationale de football à la Coupe du monde au Qatar, en 2022, où elle a atteint les demi-finales pour la première fois. « Ça a permis de faire rayonner le pays, de le placer sur la carte du monde », assure-t-elle.
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