
Dure semaine pour le sénateur d’extrême droite des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier (ex-Rassemblement national, RN, et ex-Reconquête !). Sept jours après que la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé, le 10 février, sa condamnation à six mois de prison avec sursis et à une mesure d’inéligibilité d’un an pour « prise illégale d’intérêts », le tribunal correctionnel de Marseille, cette fois, l’a condamné, mardi 17 février, pour « favoritisme » à trois mois de prison avec sursis, une amende de 5 000 euros et à une nouvelle période d’inéligibilité durant un an. Mince consolation : les juges ont écarté l’exécution provisoire de cette décision au vu de l’ancienneté des faits – dix ans – et de la « faiblesse relative » du montant d’argent public en jeu.
Dans les deux cas, les déboires judiciaires de l’élu, qui a renoncé à se présenter aux élections municipales de mars à Marseille, appelant au soutien du candidat RN Franck Allisio, trouvent leur source dans un audit de l’Agence française anticorruption, conduit en 2019 au sein de la mairie du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements) à la tête de laquelle il se trouvait de mai 2014 à septembre 2017. Choisissant le Sénat, il avait cédé le fauteuil de maire de secteur à sa nièce, Sandrine D’Angio, pour cause de cumul de mandats.
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