vendredi, mars 13

Vous pourrez suivre cette rencontre en direct sur le site de France 24

Une finale et un anniversaire : les Français ont la possibilité de remporter, samedi 14 mars, l’édition du Tournoi des Six Nations devant leur public au Stade de France, lors d’une rencontre contre l’Angleterre qui marquera les 120 ans du « crunch ». Ces deux équipes se sont affrontées pour la première fois le 22 mars 1906, lors d’un match disputé au stade vélodrome du Parc des princes, dans l’ouest de Paris, qui s’est soldé par une défaite des Bleus (8-35).

La Fédération française de rugby (FFR) a choisi de commémorer ce match historique à l’occasion du France-Angleterre samedi au Stade de France. Elle propose depuis plusieurs semaines un maillot vintage qui rencontre un grand succès commercial. Et un spectacle sons et lumières, avec chevaux et figurants, est prévu avant le coup d’envoi de cette rencontre qui sera le 113e « crunch » de l’histoire du Tournoi.

Le rugby français espère que les joueurs de Steve Borthwick ne viendront pas gâcher la fête, comme lors de la dernière victoire anglaise à Paris (31-21), il y a dix ans, en mars 2016, avec en deuxième ligne un certain Maro Itoje, capitaine samedi. Au coup d’envoi, Antoine Dupont et ses hommes (1ers, 16 pts) sauront le résultat du choc entre l’Irlande (3e, 14 pts) et l’Écosse (2e, 16 pts) à Dublin. Et, sauf scénario improbable, il leur faudra absolument gagner, voire avec le bonus, pour conserver leur titre conquis en 2025.

Un doublé que le XV de France n’a plus signé depuis 2006-2007, une éternité. Le capitaine des Bleus était alors Raphaël Ibanez, désormais manager de l’équipe de France.

Des Anglais « toujours redoutables »

Épouvantail de la compétition, avec 12 victoires d’affilée dont un 33-19 cinglant contre les All Blacks à l’automne, le XV de la Rose est brutalement retombé sur terre, avec une claque en Écosse (31-20), la plus large défaite de son histoire à domicile contre l’Irlande (21-42), puis sa première défaite en 33 rencontres contre l’Italie (23-18).

Mais attention à une bête « blessée », avertissait mercredi William Servat, entraîneur des avants français. « Les Anglais traversent un moment difficile. Mais ils sont toujours redoutables », a confirmé jeudi le sélectionneur tricolore Fabien Galthié.

Une certitude : en cas de victoire samedi, les Anglais sauveraient leur tournoi et sans doute la tête de leur sélectionneur au passage. Et, à un an et demi du Mondial 2027 en Australie, ils mettraient KO un XV de France sans doute encore un peu groggy après sa désillusion écossaise. Même si « le passé, c’est le passé », a tenté d’évacuer jeudi le sélectionneur tricolore, refusant de parler d’esprit de revanche.

Les Bleus rêvent d’une nouvelle couronne

Mais quels Bleus seront sur la pelouse, samedi soir, à Saint-Denis ? Les joueurs virevoltants sous la pluie contre l’Irlande (36-14), puis à Cardiff (12-54), et victorieux ensuite contre l’Italie (33-8), ou les gentils organisateurs de l’opération portes ouvertes en Écosse (40-50), avec sept essais encaissés ? Du jamais-vu depuis une défaite 52-11 en juin 2018 chez les All Blacks.

Du XV de départ à Edimbourg samedi, ils seront encore 11 sur la pelouse contre l’Angleterre, pour passer du cauchemar écossais au rêve d’une nouvelle couronne dans le Tournoi. Et, avec eux, un petit nouveau : le jeune Bordelais Temo Matiu, 24 ans, qui étrennera sa première cape au poste de flanker. Le baptême du feu sera sans doute rude face à des Anglais qui n’ont pas pour habitude de faire des cadeaux quand ils viennent à Paris, avec trois victoires et jamais une défaite de plus de 12 points depuis 2008.

Avant de se plonger dans le chaudron du stade de France, Fabien Galthié et ses hommes sont allés assister aux répétitions de Romeo et Juliette, opéra en cinq actes de Gounod, jeudi après-midi à l’Opéra Garnier. Espérons pour les Bleus que leur cinquième acte dans ce Tournoi 2026 finira mieux.

Avec AFP

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