
La mésentente devient manifeste entre Gilbert Cette et les syndicats. Jeudi 5 février, le président du Conseil d’orientation des retraites (COR) a été l’objet de vives critiques, au début d’une séance plénière de l’institution. Yvan Ricordeau, le numéro deux de la CFDT, a, en substance, déclaré que l’économiste avait perdu la crédibilité requise pour occuper le poste qui est le sien aujourd’hui. Une mise en cause en partie imputable à un ouvrage récemment publié dont Gilbert Cette est le coauteur et qui éreinte les partenaires sociaux.
Même s’il n’y a pas eu d’éclats de voix, selon les participants interrogés, une telle passe d’armes, en pleine réunion, est rarissime, peut-être sans précédent. Elle frappe les esprits car l’une des charges les plus appuyées est à porter au crédit de la première organisation de salariés, peu coutumière de ce type d’interpellations musclées.
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