lundi, janvier 26

  • Deux mois après la mort de son deuxième frère, Amine Kessaci sera candidat à Marseille sur la liste du maire sortant Benoît Payan.
  • Engagé de longue date contre le narcotrafic, il entend poursuivre « la lutte ».

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Élections Municipales 2026

« Ça ne sert à rien de venir avec un plan qui vient de Paris », lançait en 2021 le jeune militant écologiste d’alors, du haut de ses 17 ans, face à Emmanuel Macron. Car c’est bien à Marseille qu’Amine Kessaci va poursuivre son combat contre le narcotrafic, en s’engageant sur la liste de Benoît Payan pour les élections municipales de mars prochain.

Militant anti-drogue

« J’ai la garantie de savoir que le maire va porter mon combat (contre le narcotrafic, ndlr) », a annoncé l’homme de 22 ans à nos confrères de l’Agence France-Presse. Un fléau contre lequel Amine Kessaci (nouvelle fenêtre), originaire du quartier populaire de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, se bat depuis la mort de son grand frère Brahim, en 2020, tombé dans le trafic de drogue. En novembre dernier, son deuxième frère, Mehdi, âgé de 20 ans, est également abattu de plusieurs balles (nouvelle fenêtre) dans le thorax. Un meurtre que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qualifiait alors de « crime d’intimidation ».

Faire de Marseille la vitrine nationale de lutte contre le narcotrafic

Amine Kessaci

« Je me dois de m’engager pour la mémoire de mon petit frère Mehdi, de mes deux frères, Brahim aussi », a détaillé le jeune homme lors d’une conférence de presse. Aux côtés de Benoît Payan, dont il est réputé proche (nouvelle fenêtre), celui qui a créé l’association Conscience, pour aider les familles de victimes des règlements de compte, entend « porter la lutte et faire de Marseille la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic ». Un combat très largement partagé par le maire sortant de Marseille. Mercredi, Benoît Payan, à la tête de la liste du Printemps marseillais, annonçait par exemple sa volonté de créer une association nationale des maires de France engagés contre le trafic de stupéfiants.

Ce n’est pas la première fois qu’Amine Kessaci se frotte à une élection. En 2024, l’auteur de « Marseille essuie tes larmes » (Le Bruit du Monde, 2025), s’était hissé au second tour de l’élection législative dans le nord de Marseille, sous la bannière d’une gauche unie, avant d’être battu de justesse par la députée sortante du Rassemblement national Gisèle Lelouis.

Aymen Amiri avec AFP

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