- Après les fortes pluies des derniers jours, de nombreux déchets se sont échoués sur les plages de l’Hérault.
- Des opérations de nettoyage sont organisées, l’occasion pour les associations de sensibiliser la population à la protection des océans.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Des chaises en plastique, la carcasse d’un vieil aspirateur, et même une porte de frigo. Autant de déchets qui se sont échoués sur les plages de l’Hérault après les intempéries survenues ces derniers jours. Avec les fortes pluies, les cours d’eau ont charrié les détrituts sur plusieurs kilomètres de la plage des Orpellières, située entre Valras et Sérignan.
« Chaque fois qu’il y a une tempête, c’est pareil : on retrouve énormément de déchets plastiques, »
déplore une habitante, venue prêter main forte pour nettoyer le front de mer. « C’est désolant, parce qu’on sait que c’est une infime partie de ce qui se trouve en mer. »
Au milieu des bouteilles en plastique, des morceaux de jouets et des pneus échoués, Benoît Schumann, fondateur et président de l’ONG Project Rescue Ocean, confirme : « C’est typique des déchets qu’on retrouve après ces épisodes méditerranéens. »
Des opérations de nettoyage
Mais pour le président de Project Rescue Ocean, cette nouvelle vague de déchets amenés par les intempéries est la preuve qu’il est nécessaire d’agir contre la pollution des océans. « Il faut savoir que tous ces déchets-là proviennent à 80% des terres »,
explique Benoît Schumann. « Le risque, c’est que ces déchets finissent en mer. Notre santé en dépend, puisqu’on s’alimente de la mer et des poissons. »
Dans un message posté mardi sur son compte Facebook, l’ONG appelle les bénévoles à se manifester pour participer à une prochaine opération de nettoyage de la plage des Orpellières. « Il faut se rappeler qu’il y a à peu près deux mois, on avait collecté plus d’une tonne de déchets sauvages »,
rappelle Benoît Schumann dans le même message posté sur les réseaux sociaux.
D’autant que la plage des Orpellières est « un écosystème fragile qui fait l’objet d’une attention particulière pour sa préservation »,
indique la commune de Valras-Plage sur son site. La zone est classée Natura 2000, ce qui signifie que le ramassage mécanique y est impossible. « L’intervention mécanique sur cette plage serait négative, on accélérerait l’érosion de la plage, et ce n’est pas souhaitable, »
explique Sébastien Vieu, co-président du comité de pilotage de cette zone Natura 2000.
Il reconnaît également qu’il est nécessaire de faire « beaucoup plus »
au niveau « de toutes les opérations de sensibilisation »
. C’est d’ailleurs l’un des objectifs que se fixe Project Rescue Ocean : l’ONG espère collecter 1.000 tonnes de déchets d’ici à 2030, et sensibiliser 100.000 enfants aux questions environnementales. Rien que sur le mois de janvier, Projet Rescue Ocean a déjà récolté près de 6.500 kilos de déchets à travers huit opérations dans la région.




