- Canicules à répétition, incendies et tornades destructeurs, inondations ravageuses… Les catastrophes naturelles se multiplient.
- Si elles nous touchent de plein fouet, elles déstabilisent beaucoup d’entreprises.
- Dans le podcast Impact positif, animé par Sylvia Amicone, la directrice du mouvement Impact France Caroline Neyron évoque le rôle des entreprises dans la transition écologique.
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Impact positif
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Plus de 30.000 entreprises ambitionnent de bâtir une économie robuste, juste et respectueuse des limites planétaires. Ces entreprises de tailles variées et de différents secteurs s’associent au sein du mouvement patronal Impact France. Objectif : sensibiliser, soutenir et outiller les dirigeants engagés dans la transformation de leur entreprise.
À l’occasion de la campagne de l’élection présidentielle, le mouvement ambitionne de peser sur les propositions des partis. Sa directrice générale, Caroline Neyron, détaille comment il compte s’y prendre dans le podcast de celles et ceux qui ont un impact positif sur la société et sur le monde, à écouter ci-dessus et dont la version tété est diffusée tous les samedis après-midi sur LCI, canal 15 de la TNT. Ces entreprises veulent grandir tout en respectant les limites planétaires. « Beaucoup d’entrepreneurs ont de moins en moins l’impression d’avoir la main sur leur avenir. Ils se sentent dépendants de paramètres qu’ils ne maîtrisent pas. Ils se considèrent pris en étau entre le manque de ressources, le mix énergétique et le contexte géopolitique qui fait grimper les prix. »
La professionnelle pointe également un manque de compétences avec « des chaînes de valeur entières qui quittent l’Europe. De quoi accroître notre dépendance à d’autres pays. On ne sait plus vraiment à quelle sauce on va être mangé, notamment sur les
droits de douane
. »
Impact France s’attache à réagir en proposant de nouvelles solutions. « Aujourd’hui, la compétitivité se fonde toujours sur le bas prix. Pour s’en sortir, nos entreprises diminuent les coûts et essayent de s’aligner sur la spirale du low cost. Nous voulons changer les choses et nous recentrer autour d’un certain niveau de qualité et de sécurité réclamé par les citoyens »
, promet Caroline Neyron. Impact France assure que les clients exigent des entreprises davantage de sécurité sociale et des certifications sanitaire et écologique. « Il faut avoir le courage de faire autrement en redonnant aux consommateurs du pouvoir d’achat. Nous pensons qu’il faut un big bang du revenu pour mieux rémunérer nos salariés. Nous proposons qu’une partie des cotisations sociales ne pèsent plus uniquement sur le salaire. Les entreprises veulent jouer leur rôle »
, renchérit la responsable du mouvement de patrons.
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Créer de la valeur et refaire de la France un territoire d’innovation
Créer de la valeur et refaire de la France un territoire d’innovation
Caroline Neyron, directrice général de Impact France
En novembre, Impact France prévoit de faire des propositions dans trois secteurs : « Retrouver une manière de recréer de la valeur avec des prix justes, favoriser les territoires d’innovation et retrouver de la valeur au travail. Nous sommes en faveur d’une amélioration des systèmes de partage de la valeur avec une incitation fiscale pour redistribuer les fonds entre dividendes, salariés et réinvestissement dans l’entreprise »
, expose Caroline Neyron. Le mouvement milite pour un fléchage de l’épargne « sur les grands enjeux pour lesquels nous avons besoin de nouvelles solutions. »
Il soutient les entreprises dont l’impact peut se mesurer concrètement : « Nous ne considérons pas seulement la valorisation boursière, mais davantage les milliards de coûts qu’elles permettent d’éviter à la société (dépollution, faible émission de gaz à effet de serre, etc.). Nous voulons inventer l’économie de demain. »
Impact France constate que beaucoup d’entreprises qui n’ont pas freiné ces évolutions climatiques se retrouvent pénalisées par les coûts de l’inaction. « On a des secteurs entiers qui vont être durement touchés. Ces entreprises enregistrent une baisse de la productivité à cause de la succession de canicules »
, prévient Caroline Neyron. Mais pour se transformer, elles ont besoin d’un cadre législatif stable avec des ambitions politiques fortes, renchérit la responsable : « Les entreprises qui symbolisent cette transformation ont du mal à passer à une autre échelle. Les filières de l’énergie renouvelable, celles qui luttent contre la précarité énergétique dans le bâtiment ou encore celles qui représentent l’économie circulaire ont besoin de politiques publiques stables. »
Caroline Neyron reconnaît que beaucoup du chemin reste à faire : « Cela suppose des changements de comportement, des manières de produire, des investissements et de prendre des risques. »



