jeudi, janvier 8

  • Les alliés de Kiev ont annoncé ce mardi à Paris une série de « garanties de sécurité robustes » en cas de fin des hostilités en Ukraine.
  • Le déploiement d’une « force multinationale » en fait partie.
  • Le président français a affirmé sur France 2 que l’armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne.

Des « documents substantiels » sur les garanties de sécurité occidentales. Voilà comment le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué l’élaboration des « garanties de sécurité robustes » annoncées par les alliés de Kiev ce mardi 6 janvier à Paris. Ces garanties, validées dans une déclaration commune des 35 pays de la « Coalition des volontaires », doivent entrer en vigueur une fois un cessez-le-feu établi afin de protéger l’Ukraine contre une nouvelle attaque de la Russie. Elles comportent notamment le déploiement d’une « force multinationale » après la fin des hostilités en Ukraine.

Dans un entretien accordé à France 2 ce mardi, Emmanuel Macron a détaillé l’implication de la France concernant le déploiement de cette force multinationale en Ukraine en cas de paix. Le président français a affirmé que l’armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne en cas de signature d’un cessez-le-feu. Emmanuel Macron a ainsi évoqué le potentiel envoi de « plusieurs milliers d’hommes, (…) dans le cadre de nos opérations extérieures », le jour « d’après la paix ». « Ce ne sont pas des forces qu’on engage au combat », mais « une force de réassurance », a-t-il précisé dans cet entretien.

Un engagement déjà formulé

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron évoque la mobilisation de soldats en cas d’un hypothétique arrêt des combats. En septembre 2025, lors d’une précédente réunion d’une « Coalition des volontaires » co-dirigée par la France et le Royaume-Uni, les deux pays s’étaient « formellement engagés » à mobiliser une force militaire afin de garantir une « réassurance » de l’Ukraine face à la Russie.

En mars 2025, dans une interview à la presse régionale, Emmanuel Macron avait déjà évoqué sa volonté d’envoyer « quelques milliers d’hommes » des troupes françaises, aux côtés du Royaume-Uni et des États baltes, non pas pour combattre, mais pour dissuader toute nouvelle attaque russe sur le territoire ukrainien.

JC

Share.
Exit mobile version