- Une équipe de TF1 a pu atteindre la région de Black River, une des plus touchées de la Jamaïque.
- Dans cette zone isolée, les secours ne sont pas encore arrivés, trois jours après le passage de l’ouragan Melissa.
- Ce sont des habitants désemparés que nos reporters ont rencontrés.
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L’ouragan Melissa frappe les Caraïbes
Pour accéder aux zones les plus touchées, il faut emprunter des voies détruites, souvent partiellement effondrées. « Ce qui frappe le plus quand on arrive ici, c’est l’état des routes », montre l’envoyée spéciale de TF1, Jeanne Quancard. « Les habitants sont obligés de se déplacer ici à pied, c’est quasiment impossible d’y accéder en voiture. Il y a des arbres encore partout sur la route. Ça rend très difficile le travail des secours »
, décrit-elle.
Sur le bord de ce qu’il reste de cette route, une famille s’est regroupée sous un arbre. « On n’a plus notre maison. Là, on cherche juste un peu d’ombre. On n’a plus de nourriture, plus d’eau, plus de vêtements. Plus rien »
, témoigne Lisa au micro de TF1. Depuis l’ouragan, elle dort dehors avec son fils White, 10 ans. « On dort là, sur le sol »
, raconte le petit garçon.
« La route est mauvaise, mais on va se battre »
À mesure que l’on s’enfonce dans l’ouest de l’île, on trouve des routes encore inondées, submergées depuis le passage dévastateur de Melissa, mardi dernier. À bord d’un petit camion, des hommes veulent quand même tenter de les emprunter, pour acheminer de la nourriture jusqu’aux zones les plus isolées. « Il y a des tomates, des poivrons »
, nous montre l’un deux en dévoilant son chargement, « la route est mauvaise, mais on va se battre »
.
Notre équipe les suit dans leur périple, et atteint avec eux la petite ville de Black River, l’une des villes les plus ravagées, à une vingtaine de kilomètres de New Hope, où le cœur de l’ouragan a touché terre à pleine puissance, le 28 octobre. Dorothée, 85 ans, nous montre sa maison, soufflée par l’ouragan et recouverte des gravats du toit effondré. « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Mais regardez-moi ! Je ne peux rien faire du tout. Je dors ici, en ce moment. Au milieu des débris, et pas de quoi boire »
, montre-t-elle.
Quand ces habitants auront-ils de nouveau de l’eau ? Un toit ? La reconstruction commence déjà, avec les moyens du bord, en attendant des renforts qui paraissent encore lointains.




