- Le 20 novembre 2024, Pierre Palmade a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir provoqué un grave accident routier.
- L’humoriste a fini de purger sa peine ce vendredi, après avoir bénéficié de réductions de peine.
- Il reste soumis à une obligation de travail, de soins et d’indemnisation des victimes.
Suivez la couverture complète
Pierre Palmade condamné à cinq ans de prison, dont deux ferme
Trois ans après le violent accident qu’il a provoqué, il retrouve sa liberté. Pierre Palmade a fini de purger sa peine ce vendredi 27 février. Le 20 novembre 2024, l’humoriste avait été reconnu coupable de blessures involontaires sur une famille après la violente collision qu’il a provoquée en février 2023 sur une route de Seine-et-Marne en conduisant sous l’emprise de stupéfiants, après avoir passé trois jours à consommer des drogues sans dormir.
Trois personnes ont été gravement blessées dans cet accident : un homme de 38 ans, son fils de six ans et sa belle-sœur de 27 ans, qui a perdu le bébé qu’elle attendait après le choc.
Une obligation de travail et de soins
Pierre Palmade avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, pour blessures involontaires. Il avait finalement quitté la prison en avril 2025 pour poursuivre sa peine sous bracelet électronique avant de bénéficier de « réductions de peine conformes au barème classiquement utilisé par le juge d’application »,
a précisé le parquet.
« L’intéressé reste soumis à un sursis probatoire pour une durée de trois ans »,
a ajouté Renaud Gaudeul, le procureur de la République de Bordeaux. Ce sursis probatoire comporte notamment « une obligation de travail, une obligation de soins et une obligation d’indemniser les victimes ».
Cet accident avait relancé le débat sur le délit d’homicide routier. Sa création a finalement été entérinée par le Parlement après un ultime vote favorable du Sénat en juillet dernier, qui permettra la mise en place rapide de cette réforme chère aux familles des victimes d’accidents routiers qui réclamaient de longue date cette évolution juridique.
Cette loi va permettre de poursuivre les responsables d’accidents mortels accompagnés d’une circonstance aggravante (comme la consommation de stupéfiants ou le défaut de permis) pour « homicide routier »
et non plus pour « homicide involontaire »
, un qualificatif dénoncé par les victimes.




