- Environ 1,6 million d’animaux meurent chaque année en France, dont près de la moitié sont incinérés.
- Au moment de la perte d’un animal, certains maîtres souhaitent conserver une trace de leur compagnon.
- Que dit le cadre légal sur la conservation des cendres ou de la dépouille d’un animal de compagnie ?
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Animaux de compagnie
La perte d’un animal est un moment douloureux auquel chaque maître tente de se préparer. Une mort « aussi douloureuse que celle d’un proche » pour près de 9 propriétaires sur 10 selon un sondage réalisé pour Esthima et Wamiz, en 2020. Lorsque le moment fatidique arrive, de façon anticipée ou non, il y a plusieurs décisions à prendre. Sur environ 1,6 million de décès d’animaux par an, près de la moitié d’entre eux font l’objet d’une incinération. Le vétérinaire peut se charger de faire incinérer l’animal par un crématorium animalier, mais il est également possible de contacter directement ce type d’établissement. Pour trouver les coordonnées, il faut s’adresser à son vétérinaire ou à la direction départementale de la protection des populations (DDPP), comme le note le site du Service Public. Que vous passiez par votre vétérinaire ou directement par un crématorium animalier, le service le plus commun proposé est l’incinération collective. L’animal est alors incinéré avec d’autres animaux dans une même cellule. Dans ces cas-là, il n’est donc pas possible de récupérer les cendres. Selon le Service Public (nouvelle fenêtre), elles sont dispersées dans un lieu privé détenu par le crématorium animalier.
Comment conserver les cendres de son animal de compagnie ?
Si vous souhaitez conserver les cendres de votre défunt compagnon, il faut opter pour une incinération individuelle. Il faut en général compter entre 30 et 110 euros pour une crémation collective et entre 150 et 370 euros pour une crémation individuelle, selon l’espèce de l’animal et le type de service choisi. Certains crématoriums offrent par ailleurs la possibilité de se recueillir dans un salon funéraire avant la crémation. Un certificat est également remis lors de la restitution des cendres dans un tube de dispersion ou dans une urne décorative. Vous pouvez alors conserver les cendres chez vous ou les disperser dans un lieu privé, comme votre jardin. Selon le site du Service Public, il est également autorisé de les disperser en pleine nature, en évitant les voies et parcs publics, ainsi que les champs de culture. En revanche, il n’est pas possible de déposer une urne dans un cimetière réservé à l’inhumation des humains, même dans un caveau familial. Il existe désormais des cimetières pour animaux où vous pouvez conserver l’urne ou même inhumer l’animal. C’est d’ailleurs le seul endroit où il est possible de faire enterrer son poilu. Divers lieux de sépulture pour poilus existent en France où il convient de négocier une concession qui coûte environ 100 euros par an.




