mardi, mars 24

  • Les États-Unis menacent d’utiliser l’armée pour s’emparer du Groenland, propriété semi-autonome du Danemark.
  • Après les actions militaires au Venezuela, le 13 H de TF1 a cherché à savoir pourquoi Donald Trump convoite tant cette île de l’Arctique.

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Le 13H

Une île glacée, quatre fois plus grande que la France. Le Groenland, pays du royaume du Danemark, est l’obsession de Donald Trump. « On doit l’avoir. On ira aussi loin qu’il le faut pour l’avoir. On a besoin du Groenland pour des raisons de sécurité », a affirmé à plusieurs reprises, le président des États-Unis. De sécurité, mais pas seulement. Vu de chez nous, un bout de terre très éloigné. 

À y regarder de plus près, le Groenland a une position stratégique proche du continent américain et de l’Europe. Ses sous-sols regorgent surtout de ressources minières, de l’or, du cuivre, du fer ou du nickel, essentiels pour les batteries des téléphones portables. Et dans les fonds marins de l’Arctique, des gisements de pétrole, Donald Trump aimerait les exploiter, même si c’est interdit depuis 2021. 

Le président des États-Unis veut aussi tirer profit des routes maritimes. Elles sont de plus en plus praticables avec la fonte des glaces pour développer et accélérer le commerce. Compte-t-il acheter le Groenland comme il le propose ou intervenir militairement sur ce territoire de seulement 56.000 habitants, propriété du Danemark, depuis trois siècles ? « Il y a des indications qui montrent qu’il fait tout simplement ce qu’il veut », estime un Groenlandais.« Je pense que c’est tout à fait sérieux, donc ce n’est pas très bon signe », s’inquiète un habitant dans la vidéo du 13H de TF1 visible en tête de cet article.

Contrairement aux déclarations de la Maison Blanche la veille, le président républicain de la Chambre américaine des représentants, Mike Johnson, a indiqué ce mercredi 7 janvier que les États-Unis n’ont pas l’intention d’employer la force militaire pour acquérir le Groenland. « Ils étudient des canaux diplomatiques », a-t-il précisé. Pour l’heure, il n’est pas question pour le gouvernement danois de céder le territoire. Les dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, rappellent quant à eux dans un communiqué que le Groenland appartient à son peuple.

La rédaction de TF1 | Reportage Laszlo GELABERT, Stéphane REINE, Vanille CHRISTOPHE

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