- Le Parlement européen a adopté mardi 21 octobre un texte modernisant les règles des permis de conduire dans l’UE.
- Des changements sur les jeunes conducteurs, les visites médicales ou encore les retraits de permis vont ainsi entrer en vigueur.
Des mesures pour « améliorer la sécurité routière et diminuer le nombre d’
accidents
«
. Les députés européens ont voté mardi 21 octobre en faveur d’une évolution des règles communautaires concernant le permis de conduire. Plusieurs évolutions ont été arrêtées, lesquelles constituent « une avancée importante dans l’amélioration de la sécurité routière »
, se félicite l’élu italien Matteo Ricci.
La formation des jeunes conducteurs évolue
Déjà, l’épreuve du permis va désormais intégrer « les risques liés aux angles morts, les systèmes d’assistance au conducteur, l’ouverture des portes en toute sécurité et les risques de distraction associés à l’utilisation du téléphone »
, détaille l’exécutif européen, dans un communiqué. Une attention particulière sera aussi portée sur les « risques qu’encourent les piétons, les enfants, les cyclistes et les autres usagers vulnérables de la route ».
La réforme entérine, par ailleurs, la possibilité d’obtenir le permis de conduire automobile dès 17 ans, à condition qu’un « conducteur expérimenté »
soit présent dans le véhicule « jusqu’aux 18 ans ».
Toujours concernant les jeunes chauffeurs, une période probatoire de deux ans, prévoyant des sanctions plus strictes en cas de manquement, va être instaurée. Pour répondre aux besoins de ces secteurs, le permis de conduire pour les camions (catégorie C) et celui pour les bus (catégorie D) pourront respectivement être décrochés dès 18 et 21 ans.
Vers des visites médicales plus fréquentes ?
En outre, les « permis de conduire seront valables quinze ans pour les motos et les voitures, avec la possibilité pour les États membres de réduire la durée de validité à dix ans si un permis de conduire est utilisé comme pièce d’identité nationale »
. Lors d’une demande de renouvellement, « une visite médicale, qui comporte notamment des examens ophtalmologiques et cardiovasculaires »
, sera imposée au conducteur. Ce rendez-vous peut, si un État membre le désire, être remplacé par des « formulaires d’auto-évaluation ou d’autres systèmes d’évaluation conçus au niveau national »
. À noter que ces délais peuvent être raccourcis pour les automobilistes âgés de 65 ans ou plus pour suivre, de manière plus fine, l’évolution de leur état de santé.
Enfin, les « décisions de retrait, de suspension ou de restriction d’un permis de conduire seront transmises au pays de l’UE qui a délivré le document, afin de garantir l’exécution transfrontière des sanctions »
. « Avec les nouvelles règles, (un automobiliste) qui perdra son permis dans un pays européen pour une infraction grave ne pourra plus conduire dans aucun autre État membre »
, précise le socialiste italien Matteo Ricci.
Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur le 20e jour suivant leur publication au Journal officiel de l’Union européenne. Dès lors, les Vingt-Sept disposeront de trois ans pour les transposer dans leur droit national.












