samedi, mars 14

  • Un homme est accusé d’avoir alimenté pendant deux ans une plateforme pédopornographique sur le dark web.
  • Avant sa fermeture par la justice allemande en 2024, la plateforme comptait des centaines de milliers d’utilisateurs.

Un homme d’une trentaine d’années a été mis en examen et écroué vendredi 13 mars, soupçonné d’avoir été l’administrateur d’une plateforme pédopornographique sur le dark web, et ce pendant deux ans. 

La plateforme, appelée « Alice in Wonderland » (« Alice au Pays des Merveilles », ndlr) a été fermée en 2024, mais l’homme est soupçonné d’en avoir géré le contenu de 2022 jusqu’à la fermeture du site. Il est notamment accusé d’avoir alimenté la plateforme, d’avoir géré ses utilisateurs et d’avoir créé des sections sur le site. 

Son arrestation à Toulouse est l’issue d’une enquête ouverte en juin 2024 par la section de lutte contre la cybercriminalité et menée par l’office des mineurs. L’homme a été mis en examen pour fourniture d’une plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite en bande organisée, ainsi que détention et diffusion d’images d’un mineur à caractère pédopornographique.

Des centaines de milliers d’utilisateurs

En novembre dernier, cinq exploitants de cette même plateforme avaient déjà été condamnés par la justice allemande à des peines allant jusqu’à dix ans et demi de prison. 

Avant sa fermeture en septembre 2024, le site comptait des centaines de milliers d’utilisateurs et diffusait des contenus pédopornographiques, dont certains impliquaient des bébés d’un an. La plateforme permettait également de mettre en lien des utilisateurs en vue de commettre des violences sexuelles sur des enfants. 

L’avocat du trentenaire accusé a remis en cause le placement en détention de son client, soulignant que « ce type de dossier fait parfois basculer la détention provisoire (…) vers une condamnation morale avant jugement ». 

L’avocat estime qu’un « suivi psychologique semblerait plus adapté qu’une cellule » dans le cas de son client, « la consommation de pédopornographie » correspondant selon lui « à la dérive d’une addiction subie dans un contexte de solitude, plus qu’au choix délibéré d’un monstre ». 

Laurene ROCHETEAU avec AFP

Share.
Exit mobile version