vendredi, septembre 11

  • Le ministre des Comptes publics a confirmé ce vendredi que les retraités seraient soumis à un effort dans le cadre du budget 2027.
  • Ce sera soit une suppression de l’abattement sur l’impôt sur le revenu, soit une désindexation de certaines pensions sur l’inflation, a affirmé David Amiel.

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Les retraités ne seront pas épargnés (nouvelle fenêtre). Toute indexation des pensions sur l’inflation sera financée, en proportion, par la suppression partielle, voire totale, de l’abattement de 10% dont bénéficient les retraités, a indiqué ce vendredi 11 septembre le ministre des Comptes publics David Amiel, sur Sud Radio (nouvelle fenêtre).

L’indexation de l’ensemble des retraites « coûterait six milliards »

À la recherche d’économies dans un contexte de comptes publics dans le rouge et de croissance en berne, le gouvernement ne souhaite pas à la fois financer l’indexation de l’ensemble des retraites et supporter la totalité de l’abattement fiscal pour frais professionnels dont disposent les retraités. Augmenter toutes les retraites à hauteur de l’inflation « implique de supprimer l’abattement à 10% pour frais professionnels à l’impôt sur le revenu dont bénéficient les retraités », a assuré David Amiel, faisant valoir que « l’indexation de l’ensemble des retraites sur l’inflation » coûterait « plus de six milliards d’euros l’an prochain », et que « de ces six milliards, on n’a pas aujourd’hui le premier euro ».

Une autre option serait de n’indexer « qu’une partie » des retraites, « les plus petites pensions par exemple », a affirmé David Amiel. « Mais ça implique de baisser très fortement » l’ensemble de cet abattement, « à l’euro près », a insisté le ministre, selon qui il est impossible de maintenir les deux dispositifs sans faire « exploser le déficit »« Ce qui est certain, c’est qu’il faudra choisir entre les deux, il ne peut pas y avoir de demi-mesure. »

Actuellement, l’ensemble des retraités peuvent, au titre des frais professionnels (aide ménagère, jardinier, etc.), diminuer de 10% les revenus déclarés, dans la limite de 4.000 euros. Ces dernières années, la question de supprimer partiellement ou totalement cet abattement qui date de 1978 est revenue dans le débat. En 2025, la suppression figurait dans le projet de loi de finances, avant d’être retoquée en commission à l’Assemblée nationale.

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