vendredi, février 13
Un agent des forces de l’ordre monte la garde tandis que la police établit un cordon de sécurité, près de l’Arc de triomphe, à Paris, le 13 février 2026.

L’homme armé d’un couteau qui a menacé, vendredi 13 février, des gendarmes effectuant un service d’honneur sous l’Arc de triomphe à Paris, est mort des suites de ses blessures après avoir été touché de plusieurs balles par l’un d’eux, a annoncé le Parquet national antiterroriste (PNAT), qui s’est saisi des faits.

Les faits se sont déroulés vers 18 heures lors du ravivage quotidien de la flamme du tombeau du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, à deux pas de l’avenue des Champs-Elysées, lorsqu’un homme muni d’un couteau s’est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile qui participait au service d’honneur de la cérémonie. D’autres gendarmes, dont le nombre n’a pas été précisé, ont fait usage de leur arme de service pour neutraliser l’assaillant, selon la gendarmerie.

Atteint de plusieurs balles, l’homme a été transporté à l’hôpital, où il est mort dans la soirée des suites de ses blessures, selon le PNAT. Dans un communiqué, ce dernier a indiqué avoir ouvert une enquête en flagrance, en ajoutant qu’un magistrat du parquet se rendait sur les lieux. L’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, a précisé une source proche de l’enquête à l’Agence France-Presse (AFP).

Ouverture d’une enquête en flagrance

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué, lors d’une prise de parole brève dans le Var, où il est en déplacement, qu’« à ce stade », on « ne [connaissait] pas la raison » de l’attaque.

Le suspect, domicilié en Seine-Saint-Denis, faisait l’objet, selon l’AFP, d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance, qui l’oblige à pointer tous les jours au commissariat.

Né en 1978 et de nationalité française, il avait été condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle à Bruxelles en juin 2013 « pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste au préjudice de trois fonctionnaires de police, port prohibé d’armes ou de matériels de guerre de catégorie A et rébellion avec arme, faits commis à Molenbeek (Belgique) le 8 juin 2012 », a précisé le PNAT.

Le gendarme de la musique a été très légèrement blessé par le couteau, selon une source policière à l’AFP. La Préfecture de police (PP) de Paris a de son côté déclaré à Reuters qu’« aucun blessé [n’était] à déplorer » parmi les militaires.

Le Monde avec AFP

Share.
Exit mobile version