- Un homme est mort après avoir été neutralisé par un gendarme, place de l’Étoile à Paris, ce vendredi 13 février.
- Il avait attaqué un gendarme à l’aide d’un couteau.
- Le parquet antiterroriste s’est saisi des faits.
Un homme est mort après s’en être pris à des gendarmes, ce vendredi 13 février vers 18h, sous l’Arc de Triomphe. Le parquet antiterroriste s’est saisi rapidement des faits. Voici ce que l’on sait de cette attaque et du profil du suspect.
Le déroulé des faits
Vers 18h sous l’Arc de Triomphe, au cœur de Paris, un homme armé d’un couteau et d’une paire de ciseaux s’en est pris à des gendarmes, au moment où ces derniers s’apprêtaient à raviver la flamme de la tombe du soldat inconnu. L’homme a attaqué un musicien de la gendarmerie mobile. Dans un communiqué publié dans la soirée, le parquet national antiterroriste (PNAT) indique que « le gendarme attaqué n’a pas été physiquement blessé, le couteau ayant buté sur le col de sa gabardine ».
Quelques heures plus tôt, le suspect avait téléphoné au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, pour prévenir de son intention de passer à l’acte, selon une source proche de l’enquête à TF1/LCI. « Je vais commettre un attentat sur Paris en tuant des militaires »,
aurait-il déclaré. Des recherches sur son téléphone portable auraient permis aux enquêteurs du groupe de lutte antiterroriste de la police judiciaire de le localiser dans le secteur de la Grande Armée, près de la place de l’Étoile.
Le parquet antiterroriste se saisit
Le caractère terroriste de l’attaque s’est rapidement confirmé après l’attaque, puisque le PNAT s’est saisi des faits et a ouvert une enquête de flagrance pour « tentative d’assassinats sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
L’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, la Direction de la police judiciaire de Paris, ainsi qu’aux services de renseignement intérieur.
Le profil du suspect
Le suspect a été touché par plusieurs balles tirées par un autre militaire, qui « a riposté en faisant usage de son arme de service »,
selon le PNAT. Ce dernier a été transporté dans un premier temps à l’hôpital Georges-Pompidou, avant de décéder « des suites de ses blessures ».
Selon nos informations, confirmées par le PNAT, l’individu était connu des services de police pour avoir commis un précédent acte terroriste à Bruxelles, en Belgique. Né en 1978 et de nationalité française, il avait été « condamné à la peine de 17 ans de réclusion criminelle par le tribunal de première instance de Bruxelles le 25 juin 2013 pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste au préjudice de trois fonctionnaires de police »,
le 8 juin 2012 à Molenbeek.
Le suspect avait été transféré en prison en France en 2015, puis était sorti en 2025 après avoir purgé sa peine. Depuis, il faisait l’objet d’une « surveillance judiciaire »
, doublée d’une Micas (mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance). Par conséquent, il était assorti de certaines règles, comme l’obligation de pointer chaque jour au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où il vivait.
Emmanuel Macron dénonce une « attaque terroriste »
Peu avant 22h, le président de la République a réagi sur X (nouvelle fenêtre), parlant d’une « attaque terroriste »
ayant « visé la Garde républicaine ».
Emmanuel Macron a salué « le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle ». « Face au terrorisme islamiste, la flamme républicaine résistera toujours »,
a-t-il conclu.
Dans un message sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Intérieur a également rendu hommage aux « militaires de la gendarmerie (qui) ont courageusement riposté en faisant usage de leur arme »
et adressé tout son « soutien au militaire intervenant qui a agi avec sang froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper ».
Laurent Nuñez a précisé continuer « à suivre la situation avec attention ».




