
Telle une radiographie de Parcoursup, la mission flash conduite par le député socialiste de la Loire Pierrick Courbon et le député démocrate de Saint-Barthélemy et Saint-Martin Frantz Gumbs tente de faire le bilan de la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur, après huit ans d’exercice. Dans un rapport d’une centaine de pages présenté à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, mardi 17 février, ils formulent pas moins de 51 propositions.
Les deux rapporteurs explorent ce qu’ils considèrent comme « une réussite sur le plan technique mais un échec sur le plan politique au regard des missions que le législateur (…) a assignées » à la plateforme. Qu’il s’agisse de la réduction des taux de réorientation et d’échec en licence ou de la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur − principes qui ont présidé à la création de Parcoursup en 2018 −, les résultats restent en effet mitigés.
Ainsi, seuls 40,3 % des bacheliers de 2020 ont réussi à obtenir leur diplôme de licence après trois ou quatre ans d’études, soit une baisse de 5,4 points par rapport aux bacheliers de 2019 et de 6,6 points par rapport à ceux de 2018, selon une note des services statistiques du ministère de l’enseignement supérieur, publiée en novembre 2025. La plateforme ne fait que « pointer des inégalités socioculturelles préexistantes que le fonctionnement de Parcoursup contribue à reproduire sans les corriger, voire à aggraver », avancent les députés.
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