
DISNEY + – À LA DEMANDE – SÉRIE
Dans la collection d’apocalypses en cours sur les plateformes (The Last of Us, Silo, Pluribus, Fallout, Twisted Metal…), Paradise s’est distingué, lors de son lancement début 2025, par son recours ironique à l’esthétique des séries suburbaines. La première saison était tout entière située dans un écosystème souterrain, un gigantesque abri où les hautes sphères de la société états-unienne avaient trouvé refuge. Et quel meilleur refuge qu’une petite ville pavillonnaire avec ses clôtures de bois peintes en blanc ? Dans cet environnement réconfortant (après une éruption cataclysmique qui a plongé la Terre dans l’obscurité et le froid, on a besoin de réconfort), construit sous l’impulsion d’une magnat de la tech, Samantha Redmond, dite Sinatra (Julianne Nicholson), le président des Etats-Unis Cal Bradford (James Marsden) était réduit au statut de maire d’une petite commune jusqu’à son assassinat, au début de la première saison (mais à force de flash-back, il reste à ce jour omniprésent).
Il fallait bien surmonter cette réticence à émerger et l’on avait laissé l’agent Xavier Collins (Sterling K. Brown) au seuil du refuge, caché sous les Rocheuses, dans le Colorado. La seconde saison de Paradise s’aventure sur un terrain maintes fois parcouru par la fiction et les premiers épisodes, qui organisent la rencontre entre Xavier Collins et Annie (Shailene Woodley) une survivante qui a passé la catastrophe cachée dans les caves de Graceland – la résidence de feu Elvis Presley à Memphis (Tennessee) – ne tiennent que grâce à la conviction des interprètes. Les péripéties qui attendent deux voyageurs décidés à traverser plusieurs Etats pour atteindre le lieu où s’accomplira leur destin ont été depuis longtemps répertoriées.
Il vous reste 52.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




