- Formulaire d’inscription, livraison d’un achat sur Internet, contact éphémère en soirée…
- Plusieurs situations, privées ou professionnelles, nous poussent à laisser notre numéro de téléphone.
- Une enquête montre qu’une bonne partie des personnes interrogées regrettent de le faire.
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vie pratique
Partager son numéro de téléphone est devenu assez banal. Pour adhérer à une association, contracter un crédit, souscrire à une assurance ou une garantie pour un produit électroménager, il faut le laisser pour faciliter la communication ou l’identification. Dans le milieu professionnel, il accélère le travail en équipe. Nous donnons sans hésiter notre « 06 » pour remplir des formulaires d’inscription, des dossiers hospitaliers, des médias sociaux sans oublier les contacts humains de visu.
Mais d’après des données recueillies par le sondeur OpinionWay pour l’opérateur de télécommunications Onnof*, 41% des Français ont déjà regretté d’avoir partagé leur numéro personnel. Ce phénomène s’accentue pour les 18-25 ans : plus de la moitié d’entre eux (56%) regrettent de communiquer leur numéro de portable. Les femmes déplorent davantage encore de laisser leur « 06 » quel que soit le contexte. Pour rappel, il suffit de donner son numéro pour s’exposer à un risque d’usurpation d’identité.
Nous utilisons notre numéro de téléphone pour déverrouiller nos comptes bancaires via la double authentification, communiquer avec nos proches, prendre des photos et légitimer notre identité auprès des services après-vente. Il s’agit d’une identité numérique ultra-sensible. Les escrocs l’utilisent pour lancer des attaques d’hameçonnage, contracter des prêts voire, dans le pire des cas, usurper votre identité. « Notre numéro de téléphone est devenu le maillon faible de notre vie privée. Donner notre « 06 » n’est plus un geste anodin, mais une prise de risque »
, affirment les auteurs de l’étude.
Séparer le privé du professionnel
Pour se prémunir des rencontres indésirables ou des collègues insistants, la quasi-totalité des Français (94%) aimerait posséder un second numéro de téléphone. Il s’agit de préserver leur intimité. Plus d’un répondant sur deux (53%) reconnaît que ce moyen permettrait de sauvegarder la frontière entre la vie privée et professionnelle.
Les sondés citent également le problème des sites de vente et d’achat en ligne : le numéro de secours pourrait se prémunir des sollicitations intrusives.
Notez que la plupart des smartphones offrent désormais à leurs utilisateurs la possibilité d’activer une eSIM ou d’insérer une deuxième carte avec un numéro distinct. Les opérateurs proposent souvent ce service payant dans leurs contrats. Vous pouvez même gérer deux forfaits à partir de deux opérateurs différents.
*Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1049 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus du 14 au 16 janvier 2026.




