Le parquet de Bordeaux a annoncé, jeudi 22 janvier, l’ouverture d’une enquête pénale en recherche des causes de la mort d’un nourrisson ayant consommé un lait infantile Nestlé, deux jours après l’annonce d’investigations sanitaires sur ce décès.
« Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux, qui a sollicité des analyses pour « déterminer la présence ou non de la bactérie » dans le lait ingéré.
Le parquet précise avoir sollicité la réalisation d’une autopsie ainsi que l’analyse « des prélèvements anatomopathologiques et toxicologiques, dont les résultats ne sont pas encore connus ». Le lait artificiel ayant servi à alimenter l’enfant « a été saisi aux fins d’analyse, notamment pour déterminer la présence ou non de la bactérie Bacillus Cereus », a ajouté M. Gaudeul.
Ce bébé, né le 25 décembre, avait été conduit en urgence à l’hôpital le 7 janvier, « la mère ayant constaté des troubles digestifs chez l’enfant ». Il est décédé le lendemain à l’hôpital Haut Lévêque à Pessac, dans la banlieue de Bordeaux et le CHU de Bordeaux a effectué le 9 janvier un signalement au parquet. L’enquête « en recherche des causes de la mort » a été confiée à la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN33).
Mardi, les autorités sanitaires françaises avait annoncé enquêter sur le décès de ce bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé, sans préciser son lieu de décès. Le Centre de crises sanitaires, service dépendant du ministère de la santé, précisait mardi que « l’imputabilité de ce décès avec la consommation du produit incriminé » n’était « pas établie à ce stade ».
Vaste rappel dans plusieurs pays
Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, a engagé depuis plusieurs semaines un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal à cause de la présence potentielle de cette bactérie, susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements, avec des complications parfois graves
Le rappel concerne désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.
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Mercredi, le groupe français Lactalis a également annoncé le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Selon le ministère de l’agriculture, ce retrait est, comme pour celui de Nestlé, lié « à une matière première fournie par un même producteur en Chine ».
Selon l’association Foodwatch, il s’agit d’un des rares fournisseurs dans le monde d’acide arachidonique (ARA), substance de synthèse très réglementée en Europe entrant dans la composition de certains laits infantiles car source d’oméga-6. L’ONG a annoncé mercredi porter plainte contre X pour « faire la lumière » sur ces rappels, affirmant que « des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés ».



