Dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux, Bobi Wine s’adresse aux Ougandais et dénonce une nouvelle fois « l’usurpation de la volonté du peuple ougandais » par le président Museveni lors des dernières élections.
L’opposant revient longuement sur le harcèlement dont il a fait l’objet ces deux derniers mois : « Le régime m’a recherché partout », affirme-t-il, dressant la longue liste des fouilles et intimidations subies par ses proches.
Bobi Wine – qui vit caché depuis les élections – lance une série de remerciements pour tous les Ougandais qui l’ont soutenu et protégé durant cette période.
« Il est risible que pendant tout ce temps, l’appareil sécuritaire ougandais ait investi des millions d’argent public pour me chercher partout, sans y arriver », ironise-t-il.
Bobi Wine indique dans cette vidéo que sa sortie du pays sera « brève » et qu’il va poursuivre son « travail » à l’étranger.
« Dans les semaines qui viennent, je vais parler avec (…) nos alliés tout autour du monde avant de revenir en Ouganda pour continuer à promouvoir la liberté et la démocratie », assure-t-il. Son retour en Ouganda se fera « sous les yeux du monde ».
« Après tout, je n’ai commis aucun crime », lance Bobi Wine, « se présenter à la présidence n’est pas un crime », ajoute-t-il.
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