- Emmanuel Macron a réuni, ce jeudi, quatre ministres lors d’une nouvelle rencontre consacrée au narcotrafic.
- Lors de cet entretien, quatre nouvelles décisions ont été annoncées.
- Parmi elles, la mise en place d’un nouveau plan douane aéroports-ports massif.
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La France en proie au narcotrafic
Quatre nouvelles mesures pour lutter contre le narcotrafic en France. Le président français, Emmanuel Macron, a réuni ce jeudi 29 janvier quatre ministres pour discuter de ce sujet sensible en France. Accompagné du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, du ministre de la Justice Gérald Darmanin et de celui des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le chef de l’État a évoqué le suivi des décisions prises sur ce dossier, et notamment la création du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), créé en juin et installé le 5 janvier,
Par ailleurs, quatre nouvelles décisions ont été prises. La première concerne la mise en place d’un nouveau plan massif pour les douanes, à la demande d’Emmanuel Macron. Selon l’Élysée, ce plan doit être présenté sous un mois par le Premier ministre et doit permettre de muscler l’action de la France contre le narcotrafic dans les ports et les aéroports. Le but : « Changer d’échelle »,
indique le Palais, et « accélérer le développement des scanners de haute technologie déjà mis en place ».
Autre demande du président : l’organisation d’actions coup de poing dans les aéroports français. Il souhaite que les opérations menées en Guyane – qui doivent aussi être renforcées – soient reproduites dans les aéroports de la métropole. Elles consistent à empêcher d’embarquer un passager soupçonné d’être une « mule », une personne chargée de transporter de la drogue d’un territoire à l’autre.
Un déplacement dans les Antilles en prévision
La situation dans les Antilles a aussi été évoquée dans cette réunion, et notamment le cas de la Martinique qui connaît une « intensité du narcotrafic »
, pointe l’Élysée. Emmanuel Macron a ainsi demandé une mobilisation plus massive et la mise en place de moyens humains et techniques à la hauteur de la situation, à l’image de ce qui a été fait à Marseille. Dans ce cadre, le chef de l’État a demandé un « plan pour changer d’échelle »
dans cette région sous un mois et se rendra « dans les prochains mois dans les Antilles pour faire le point »
, indique le Palais.
Dernier point évoqué lors de cette réunion : les campagnes de sensibilisation, pour lesquelles le président a demandé une « accélération »
, rappelant que « sans consommateur, il n’y a pas d’offre »
. Selon cette source, le président a estimé qu’il ne fallait « pas craindre de dire aux consommateurs qu’ils sont aujourd’hui coupables de ce qu’il se passe dans certaines zones de France »
, en référence aux règlements de compte sur fond de trafic de drogue recensés en France ces dernières années. Le chef de l’État a ainsi appelé à agir sur la sensibilisation avec « d’autres mesures »
qui seront annoncées en Conseil des ministres dans le cadre du projet de loi sur la sécurité du quotidien (nouvelle fenêtre).
La réunion de ce jeudi était la troisième sur le sujet du narcotrafic depuis l’assassinat, en novembre dernier à Marseille, de Mehdi Kessaci, jeune frère du militant écologiste Amine Kessaci, engagé dans la lutte contre le narcotrafic.




