Avec notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin
Selon les autorités israéliennes, un des employés de MSF aurait été identifié comme un cadre du Jihad islamique palestinien. Claire Sanfilippo, responsable des opérations d’urgence à Gaza, récuse des accusations sans preuves.
« Médecins sans frontières réfute catégoriquement les allégations formulées ces derniers jours par les autorités israéliennes, indique-t-elle. Nous n’employons jamais sciemment des personnes participant à des activités militaires à Gaza. Nous avons mis en place une procédure de sélection et de vérification renforcée pour tout le personnel ».
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Israël exige la liste des employés palestiniens de MSF
Israël reproche à l’ONG de ne pas communiquer la liste de ses employés palestiniens. C’est ce qui est exigé pour la nouvelle procédure d’enregistrement pour des raisons de sécurité, disent les Israéliens. L’organisation humanitaire parle, elle, d’ingérence. MSF est un acteur majeur dans la bande de Gaza : « Nous soutenons un hôpital sur cinq et un accouchement sur trois. »
Médecins sans frontières ne veut pas renoncer à son plaidoyer : « Si les descriptions de nos équipes à Gaza sont insoutenables pour certains, la faute en incombe à ceux qui commettent ces atrocités et non à ceux qui les dénoncent. »
Les ONG non enregistrées ne pourront plus travailler à Gaza à compter du mois de mars.
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