dimanche, février 15

  • Un Français sur dix est désormais inscrit en salle de sport, et cette part ne cesse d’augmenter ces dernières années.
  • Pour tenter de convaincre toujours plus d’adhérents de les rejoindre, les chaînes rivalisent de stratégies pour se démarquer.
  • Equipements innovants, accent sur les réseaux sociaux ou encore le bien-être, chacune tente de tirer son épingle du jeu.

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Le 20H

Le meilleur emplacement, la couleur la plus visible, et bien sûr, la meilleure machine… Dans la jungle des salles de sport (nouvelle fenêtre), les chaînes se livrent une vraie bataille, et chacune d’entre elles fait tout pour attirer toujours plus d’adhérents. À commencer par miser sur les équipements dernier cri. Les clubs Fitness Park proposent par exemple une balance capable de tout connaître des clients, en quelques secondes à peine. « Ce sont des courants électriques qui vont traverser le corps, et qui vont relever des informations », explique l’un d’eux, Aurélien, dans le reportage du 20H de TF1 en tête d’article. 

Non seulement l’appareil est capable de calculer précisément le pourcentage de masse musculaire, mais il livre aussi un aperçu de l’état général de santé du corps, (nouvelle fenêtre) la quantité d’énergie brûlée au repos… Un investissement coûteux, tout comme un fauteuil massant très prisé des sportifs, ou encore une machine flambant neuve, qui promet de muscler les pectoraux de façon inédite. « Cela fait partie de notre spécialité dans l’innovation  : on veut toujours être les premiers à créer des tendances, à mettre en place des nouveaux systèmes d’entraînement », appuie Thomas Mendonça, directeur général marketing et concept.

Un bras de fer qui se joue aussi… sur les réseaux sociaux

Pour faire la différence, le responsable a négocié avec le fabricant de la machine pour qu’il fournisse exclusivement Fitness Park, et pas d’autres clubs. Pour une trentaine d’euros par mois, la chaîne propose ainsi aux clients des équipements qu’ils ne trouveront pas ailleurs. Mais la concurrence reste féroce, avec 86 réseaux de salles de sport à travers le pays, et un chiffre d’affaires estimé à 2,5 milliards d’euros sur l’ensemble de ces clubs ces dernières années, selon de récentes études. Désormais, environ 10% des Français sont inscrits dans ces salles, et ce chiffre est en constante augmentation (nouvelle fenêtre) depuis cinq ans. 

L’un des leaders du secteur est Basic Fit, avec des tarifs moins chers, de nombreuses salles proposées, pour certaines ouvertes 24 heures sur 24. La marque inonde aussi les réseaux sociaux, un terrain de jeu crucial pour les clubs, où ils peuvent gagner en popularité et faire ainsi grimper leur fréquentation. La chaîne Neoness, initialement moins présente sur le territoire, a ainsi décidé de miser sur des salles à l’esthétique léchée, à grand coup de peinture et en multipliant les néons. Certains espaces sont même pensés, scénarisés pour être filmés, et pour que les images soient postées en ligne. 

« On a l’image des salles de sport un peu plus à l’ancienne, plus dans leur jus. Nous, on essaie d’attirer des adhérents qui ne sont pas forcément habitués à faire du sport (nouvelle fenêtre)« , explique Brice Dufourg, directeur des succursales en France. Les plateformes servent aussi à suivre les nouveautés : « c’est hyper important d’être à l’affût des dernières tendances, notamment sur les réseaux sociaux, que l’on regarde de très près », insiste-t-il. Le club a par exemple acheté des machines très populaires, le « booty builder », ou « faiseur de fesses », une marque suivie par un million de personnes sur Instagram. 

« Ni trop difficile, ni trop facile » : la stratégie du suivi sur mesure

Loin de la course au clic, d’autres chaînes misent plutôt sur une autre stratégie : pas de musique à fond, de couleurs criardes ou de lumières tamisées, mais une offre axée sur le bien-être et des programmes sportifs sur mesure (nouvelle fenêtre). C’est le cas dans le club Elancia de Vichy. Son suivi haut de gamme a convaincu Simone, retraitée, de venir presque tous les jours depuis trois ans, après avoir essayé en vain d’autres concurrents. « Moi, le m’as-tu-vu, non ! Ça ne m’a pas plu. Ici, c’est famille », lance-t-elle. Le club lui propose ainsi des bilans réguliers, avec des coachs diplômés, pour « bien cibler, bien comprendre, proposer le programme le plus adapté, pour que ce soit ni trop difficile, ni trop facile », détaille le gérant Florian Queyrel. 

L’abonnement est facturé deux fois plus cher qu’ailleurs, mais une fois que l’adhérent est inscrit, la chaîne assure tout faire pour le garder. « Si la personne s’ennuie, on va lui passer un coup de fil. On lui dit : écoute, si tu veux, on adapte ton programme, et tu changeras dans deux, trois semaines. Et comme ça, on pourrait toujours avoir quelque chose qui te plaît et tu t’y tiendras« , développe Amandine Descotes, responsable communication d’Elancia. Conserver ses membres est sûrement le plus grand défi des salles de sport : un inscrit sur deux résilie son abonnement au bout de six mois. 

M.L. | Reportage TF1 : Guillaume BERTRAND et Zeïnaba DIALLO

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