- Donald Trump s’est montré très agressif envers le sultanat d’Oman, pourtant un allié des États-Unis au Moyen-Orient.
- « On va leur bombarder la g… », aurait-il déclaré à un journaliste de Fox News lors d’un entretien téléphonique.
- L’enjeu est la réouverture et le contrôle du détroit d’Ormuz, sur lesquels Mascate négocie depuis des semaines avec Téhéran.
Suivez la couverture complète
Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Donald Trump a menacé de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers »
d’un accord sur le détroit d’Ormuz. « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la g… » (« we’ll bomb the shit out of them », dans la version originale intraduisible littéralement)
, aurait déclaré le président américain.
Ce sont les propos que rapporte le journaliste de la chaîne conservatrice Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays, qu’il lui a posée au cours d’un entretien téléphonique ce lundi 17 août.
Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines, sans les Américains, pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d’Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran. En riposte, les États-Unis ont imposé un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril.
Ce n’est pas la première sortie brutale du locataire de la Maison Blanche contre son allié au Moyen-Orient qu’est Oman, médiateur dans plusieurs crises régionales, qu’il avait menacé en mai dernier de « pulvériser »
. La violence du propos avait tellement surpris que de nombreux observateurs avaient d’abord cru que Donald Trump avait prononcé « Oman »
en pensant « Iran »
. Le secrétaire américain avait plus tard confirmé cette posture agressive contre le sultanat, en le menaçant de sanctions s’il aidait Téhéran à installer un péage sur le détroit d’Ormuz.
« Drapeau blanc »
« Les
pourparlers entre l’Iran et Oman
se poursuivent de manière sérieuse »
, avait déclaré un peu plus tôt ce lundi un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Au cours du même entretien téléphonique rapporté par Trey Yingst sur Fox, Donald Trump a aussi appelé l’Iran à « hisser le drapeau blanc de la capitulation »
. « Ce sont de bons joueurs de poker, mais ils sont en train de mourir »
, a-t-il ajouté, tout en assurant que lui-même n’était « pas pressé »
par les élections de mi-mandat qui approchent et qui « ne changent rien à (ses) réflexions. »
Le reporter de Fox News affirme aussi que Donald Trump a reconnu l’existence d’une ligne de communication directe entre Washington et les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique. Téhéran avait réaffirmé samedi que le détroit d’Ormuz « restera iranien »
, après que Donald Trump a affirmé que ce passage, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant la guerre, ferait partie du territoire américain une fois l’Iran « battu »
.



