dimanche, août 2

  • En Moselle, un incendie s’est déclaré dans une usine classée Seveso près de Gandrange.
  • Plus de 30.000 personnes ont été brièvement invitées à rester chez elles à la suite de cet incident, notamment à cause des fumées potentiellement toxiques émises par le feu.
  • Olivier Galichet, ancien sapeur-pompier, explique sur LCI qu’il faut « déterminer quelle famille de toxiques » pourrait être présente dans l’air.

La Moselle n’est pas épargnée par les feux. Cette fois-ci, ce n’est pas dans une forêt qu’un incendie s’est déclaré, mais dans un site classé Seveso. Hélène Demolombe-Tobie, sous-préfète de Thionville, a annoncé que l’incident était « maîtrisé » et le confinement levé. Mais il faut encore prendre des précautions concernant les fumées produites par l’incendie.

« Au début de l’événement, on a des appareils de mesure de toxicité. Il faut déterminer quelle famille de toxiques est présente (…) On va aller à proximité pour voir quelle peut être éventuellement la concentration dans l’air de ces produits. Et on les compare à des concentrations qui peuvent être toxiques pour l’homme. Comme ça, on sait le niveau de dangerosité. Est-ce qu’on est à trois-quatre fois la toxicité pour l’homme ? Et là, ça permet d’adapter des mesures », explique Olivier Galichet, ancien sapeur-pompier et expert en gestion de crise.

Confiner pour mieux prévenir les risques est « tout à fait normal » pour l’ancien pompier. « Après, il y a une seconde phase qui est très importante« , c’est la mesure au « spectromètre de masse qui va analyser l’air de façon très précise. (…) Ces mesures vont permettre de savoir s’il faut éviter de ramasser les légumes dehors, s’il faut faire rentrer les animaux, etc. »

Share.
Exit mobile version