lundi, mars 16

  • Cofidis a dévoilé ce lundi en exclusivité dans le JT de 13H de TF1 les résultats d’une grande enquête sur les détenteurs de crédits à la consommation.
  • Il en ressort que près de la moitié des Français en ont au moins un en cours, soit le niveau le plus élevé depuis 2020.
  • Mais attention aux risques de surendettement.

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Le 13H

Pour rénover leur cuisine, Alexis et Charline se sont fixé un budget de 10.000 euros. Mais pour éviter de trop puiser dans leurs économies, ils ont décidé de l’acheter à crédit. « La cuisine, c’est quand même un gros budget dans la rénovation, et ça nous permet de nous accompagner et de pouvoir faire le projet qu’on veut », souligne Alexis dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Sa compagne ajoute : « On sait aussi dans quoi on s’engage, donc il faut vérifier qu’on a la capacité financière d’assumer les mensualités qui vont tomber »

Une situation à laquelle Fabien Raynaud, directeur technique chez « Cuisine Plus », est habitué. Ici, les crédits à la consommation représentent une vente sur cinq. « C’est vrai que de plus en plus, les gens y font appel, même ceux qui ont les fonds nécessaires. Ça leur permet de monter en gamme, de se faire un peu plus plaisir », explique-t-il. 

Montant moyen emprunté : 15.460 euros

Malgré un taux d’intérêt souvent plus élevé qu’un prêt classique, le crédit à la consommation séduit de plus en plus, révèle ce lundi 16 mars la deuxième édition de la grande enquête de Cofidis et de CSA Research. Ainsi, près d’un Français sur deux (42%) en a au moins un en cours. Un niveau jamais atteint depuis 2020. Les sommes empruntées, d’un montant moyen de 15.460 euros, sont utilisées en majorité pour financer l’achat d’un véhicule (36%), des travaux de rénovation de l’habitat (27%), des dépenses imprévues (18%) ou encore de l’électroménager ou des équipements high-tech (17%). 

TF1

Parmi les détenteurs, les profils sont variés : il s’agit presque autant d’hommes que de femmes (52% contre 48%), et un tiers sont des jeunes adultes (33% ont moins de 35 ans). Au-delà des chiffres bruts, l’enquête montre par ailleurs que le contexte économique tendu (hausse des prix, etc.) a davantage pesé dans la décision. Comme 67% des souscripteurs, un habitant de Clermont-Ferrand interrogé par notre équipe déclare qu’il a influencé son choix : « C’est par manque d’argent, pour les factures essentiellement », indique-t-il. Il s’agit aussi de pallier à des imprévus, comme le souligne une mère de famille :« Cela fait suite à un accident de voiture. Pour régler les réparations pour lesquelles, dans un premier temps, je n’avais pas forcément les sous ».

Mais encore faut-il pouvoir rembourser. Avec trois prêts simultanés, Léa et son mari en ont fait l’amère expérience. « On en a fait un premier qui a débouché sur un deuxième. Ce sont des petites sommes à chaque fois, mais bon, rassemblées, ça commence à faire. Aujourd’hui, on est à presque 300 euros par mois à devoir rembourser. C’est une catastrophe », confie la jeune femme. Il faut dire que dans les boutiques ou sur Internet, différents types de crédit sont proposés, avec des paiements pouvant être échelonnés jusqu’à 12 mensualités. 

En conséquence, le principal danger, selon l’UFC-Que Choisir, c’est le surendettement. « Le risque majeur est sur les petits crédits, parce qu’en les multipliant, il n’y a pas trop de contrôles. Donc, si vous ne faites pas attention, à la sortie, vous vous mettez en difficulté », avance Christian Bailly, vice-président de l’association de consommateurs. Un risque que beaucoup sont prêts à prendre. Près d’un Français sur trois envisage de souscrire un crédit à la consommation dans les prochains mois.

Virginie FAUROUX | Reportage : Quentin DEHAY et Patrick DELANNES

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