- Axelle Saint-Cirel a ému le monde en interprétant la Marseillaise lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024.
- Son parcours unique, de la Malaisie à l’opéra, témoigne d’une passion pour la musique et les langues.
- Elle raconte son parcours à François-Xavier Ménage dans le podcast « Inspirants ».
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« Inspirants » : le podcast vidéo de François-Xavier Ménage
C’est une voix que le monde entier a entendue. Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, elle a donné des frissons à des millions de téléspectateurs en interprétant la Marseillaise. Elle, c’est Axelle Saint-Cirel. Cette cérémonie d’ouverture a été un moment marquant pour la mezzo-soprano de l’opéra, invitée du nouvel épisode du podcast « Inspirants » de François-Xavier Ménage.
Née en région parisienne, elle chante depuis qu’elle a trois ans. Alors qu’elle a deux ans, elle part en Malaisie avec ses parents. Là-bas, son sens musical et son intérêt pour les langues s’éveillent. « À la maison, on parle français, à l’extérieur, on parle anglais »
. Inscrite dans une école chinoise, elle apprend également cette langue. À l’âge adulte, elle finira par parler d’autres langues : le créole, le tchèque, l’espagnol, l’italien, l’allemand et le russe.
À la maison, on écoute de tout. Earth, Wind and Fire, Sade, Jamiroquai, Vivaldi, Mozart en passant par Justin Timberlake et Linkin Park. Elle fait du piano et du violon, rappe ses cours d’histoire « version Eminem » pour mieux comprendre. « En 2003, retour en France, à Montbéliard, à ce moment-là, je dis à mes parents que j’ai envie de faire de la musique, ils m’inscrivent d’abord dans une petite école de musique »
. Ensuite, le conservatoire de Montbéliard, le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et la Sorbonne. Elle est à la toute fin de ses études quand on lui propose de chanter l’hymne national pendant la cérémonie des Jeux Olympiques.
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Je me rends bien compte que pendant un certain temps, je ne vais plus prendre le métro
Je me rends bien compte que pendant un certain temps, je ne vais plus prendre le métro
Axelle Saint-Cirel, une chanteuse lyrique mezzo-soprano française
Pendant des semaines, elle garde le secret, elle ne parle de cet événement à personne, ni dans sa famille, ni dans son entourage. Quelques jours avant la cérémonie, alors qu’elle est dans les transports en commun, à Paris, elle réalise que sa vie est sur le point de basculer. « Je me rends bien compte que pendant un certain temps, je ne vais plus prendre le métro. Peut-être de peur d’être reconnue, puisque oui, je sais
« , confie la jeune femme. « J’essaie de faire les trajets calmement en me disant alors, ‘essaie d’apprécier ton anonymat’
« . Et c’est vrai. Après l’événement, elle raconte que son compte Instagram (nouvelle fenêtre) passe de 800 followers à 50.000. « Il y a cinq milliards de personnes qui ont vu La Marseillaise. On ne sait pas d’où ils sortent. Je sais qu’il y a des personnes de ma famille qui m’ont contactée que je n’ai jamais rencontrées, des copains de collège qui nous envoient des messages. ‘Ah, je me souvenais de ta voix. Félicitations, vraiment’. Ça fait un peu peur
« , raconte Axelle Saint-Cirel.
Avant les JO, la jeune femme est encore étudiante, elle terminait tout juste le conservatoire et travaillait sur une production à l’Opéra d’Avignon. « À ce moment-là, j’ai mon petit appartement, mon petit studio d’étudiante que j’ai grâce au conservatoire
« , se rappelle la chanteuse. Pourtant, dans l’imaginaire collectif, la chanteuse d’opéra est « richissime, mais pas du tout
« . Elle ajoute : « Je fais mon budget, comme tous les étudiants. Je fais mes premiers cachets, j’ai mon statut d’intermittent qui n’est pas encore au-dessus du plafond
« . Elle tord le cou à une autre idée reçue : non, elle n’a pas été « bookée dans les secondes qui suivent dans les meilleurs opéras »
. Pourquoi ? Parce que les saisons se font sur plusieurs années. « On sait que peut-être que le téléphone va sonner dans deux, trois ans, mais qu’on est surveillé
» par les directeurs d’opéra. Elle ajoute : « On n’arrive pas en audition en disant « Bonjour, j’ai chanté La Marseillaise’. La Marseillaise n’est pas dans le répertoire
« .
Si sa visibilité a changé, sa personnalité, elle non, assure Axelle Saint-Cirel. « L’essence de qui je suis n’a pas changé, ce qui me rassure
« , confie-t-elle, « la visibilité n’a pas fait de moi une personne exécrable, imbue de sa personne
« .




