- Chaque année, le World Happiness Record publie le classement des pays « les plus heureux » au monde.
- La France recule et figure désormais à la 35e place.
- Derrière ce chiffre, un paradoxe bien français se dessine entre satisfaction personnelle et pessimisme collectif.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Les Français seraient-ils moins heureux qu’avant ? Dans « Bonjour ! Avec vous », le débat s’est ouvert après la publication du nouveau classement du World Happiness Report
(nouvelle fenêtre), qui place désormais l’Hexagone en 35e position, soit huit places perdues en deux ans, alors que la Finlande est toujours en tête. Une tendance qui interroge, alors même que beaucoup se disent satisfaits de leur vie quotidienne. Dans la rue, certains relativisent pourtant : « On est content d’être en France (…) je pense qu’on a toutes les raisons d’être content de vivre ici. »
Ce qui fait notre bonheur
Pour établir ce classement, les chercheurs s’appuient sur une méthode simple. « On demande à 1.000 personnes dans chaque pays (…) où situez-vous votre bonheur sur une échelle de 0 à 10. »
Résultat : la France obtient une note moyenne de 6,8. Mais au-delà du chiffre, plusieurs facteurs entrent en jeu : niveau de vie, santé, liberté ou encore qualité des relations sociales. « Les liens sociaux et la confiance dans l’autre »
comptent parmi les piliers majeurs, tout comme la sécurité matérielle ou la longévité.
Autre enseignement marquant : l’impact du numérique. « La satisfaction de vie diminue chez les jeunes avec chaque heure supplémentaire passée sur les réseaux sociaux. »
Une donnée qui souligne l’importance de l’environnement quotidien sur notre perception du bonheur.
La différence entre le vécu individuel et la perception collective
Comment expliquer alors ce recul ? Julie Toméi évoque un trait culturel bien ancré. « On est très heureux à la maison (…) mais très malheureux à l’échelle du pays. On est inquiet en ce qui concerne la collectivité et on est assez pessimiste. Ça s’appelle le bonheur à la française.. »
Une forme de décalage entre le vécu individuel et la perception collective. Certains y voient une tendance à l’autocritique. « Il suffit d’aller voir un peu à l’étranger, dans des pays beaucoup moins gâtés que le nôtre »,
souligne Jacques Legros. Les chroniqueurs estiment qu’il existe, peut-être, une exigence élevée vis-à-vis du bonheur, souvent associé à des critères difficiles à atteindre : la richesse, le train de vie, la réussite professionnelle, etc…
Ce constat s’accompagne d’un autre phénomène : le stress chronique. Entre inquiétudes économiques, pression sociale et incertitudes, le sentiment de bien-être peut s’éroder. Pourtant, pour beaucoup, l’essentiel reste accessible. Et comme le dit le proverbe, « est heureux celui qui croit l’être
« .




