jeudi, août 20

  • Les enseignes de distribution ont revu leur cahier des charges à la baisse, notamment en ce qui concerne l’aspect et le calibre des fruits et légumes.
  • Avec la perturbation des récoltes par la sécheresse, les produits présents dans les étals ont ainsi vu leur prix bondir.
  • Le patron du groupe Mousquetaires, Thierry Cotillard, livre son analyse sur LCI.

Un cahier des charges assoupli. En raison de la sécheresse qui touche la France depuis le début de l’été, les agriculteurs ont subi un fort impact sur leurs récoltes. Les fruits et légumes disponibles dans les étals font ainsi grise mine, ce qui a poussé la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) à revoir les exigences à la baisse, notamment en termes de calibres.

En revanche, leurs prix ont quant à eux bondi. Les courgettes, par exemple, sont en hausse de 32%, tandis que les tomates sont en hausse de 31% et les haricots verts de 24%. La grande distribution a annoncé qu’elle compte jouer son rôle pour éviter une augmentation des prix dans les rayons et que cela fasse fuir les consommateurs.

Certaines sont même prêtes à jouer sur les marges pour pouvoir rémunérer les agriculteurs à leur juste valeur. « Il faut que ce soit un prix qui permette aux agriculteurs de s’en sortir, parce que là on est dans le dur, c’est vraiment une crise exceptionnelle, pour à la fin proposer un prix qui soit aussi acceptable pour nos consommateurs », explique ainsi sur LCI le patron des Mousquetaires (Intermarché, Netto), Thierry Cotillard, dans la séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.

Mael NARPON

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