- L’un des plus grands sites photovoltaïques de France vient d’être inauguré sur les toits d’un bâtiment près d’Amiens.
- Il pourra alimenter en électricité jusqu’à 3.500 foyers pendant 40 à 50 ans.
- Une installation qui va plus loin que ce que demande la loi APER, et dont le modèle pourrait se généraliser.
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Le 13H
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Nous ne sommes pas devant un centre logistique classique. Le gigantesque entrepôt de la zone industrielle d’Amiens que l’on découvre dans le reportage du 13H ci-dessus est désormais aussi l’une des plus grandes centrales photovoltaïques de France. 26.000 panneaux solaires répartis sur 61.000 m² de toiture, soit l’équivalent d’environ huit terrains de football. « Cette électricité, elle va permettre de couvrir les besoins du locataire de ce bâtiment en fonction de ses consommations, mais également les utilisateurs dans les communes aux alentours »
, détaille Céleste Droz, cheffe de construction photovoltaïque du groupe Idex.
« On est assis sur une véritable mine d’électricité solaire ».
L’entrepôt de cette plateforme logistique a lui-même une consommation électrique assez faible. Au total, ce sont 3.500 foyers des environs qui seront alimentés par ces panneaux, prévus pour durer 40 à 50 ans. La société qui a piloté cette installation, chiffrée à 15 millions d’euros, l’assure : ces toitures solaires ont beaucoup d’avenir. « Il faut se rendre compte qu’avec nos toitures et nos parkings, on est assis sur une véritable mine d’électricité solaire. Par exemple, avec une centaine de sites comme celui-ci, on délivre autant de puissance qu’avec une nouvelle centrale nucléaire. Et il y a des centaines et des milliers de sites comme celui-ci à équiper en France »
, affirme Edouard Roblot, directeur de l’énergie solaire chez Idex.
Des toits des immeubles, aux parkings des supermarchés, en passant par les bâtiments agricoles, si toutes ces surfaces se recouvrent progressivement de panneaux solaires, ce n’est pas un hasard, ni seulement par vertu. La loi APER, promulguée il y a trois ans, les y contraint. « Elle va obliger, pour tout nouveau bâti, pour tout parking de plus de 1500 m2, de solariser cette surface. Donc soit directement en toiture, sinon avec des ombrières de parking sous lesquelles on va se garer »
, explique Floriane de Brabandère, présidente de la Fédération nationale de l’énergie solaire. Pour les surfaces de plus de 10.000 m², c’est le 1ᵉʳ juillet dernier que l’obligation devenait effective (au 1ᵉʳ juillet 2028 pour les plus petites).
Objectif : produire une électricité décarbonée, moins polluante. Mais ces installations peuvent aussi permettre aux entreprises de réaliser de grosses économies. Martial a ainsi bénéficié d’une aide de l’État pour installer des panneaux sur le toit de son entreprise de Guibeville (Essonne), en 2024. Il a dû débourser lui-même un peu plus de 30.000 euros, mais lorsqu’il reçoit sa facture d’électricité aujourd’hui, cet imprimeur ne regrette pas du tout.
« À l’instant T, on observe qu’on produit quasiment 100% de la consommation de l’atelier »
, montre-t-il à la caméra de TF1. L’installation n’est pas aussi performante tout au long de l’année. Logiquement, lorsque les jours sont plus courts et le soleil plus rare, Martial consomme davantage d’électricité du réseau. Mais sur l’année complète, il autoproduit tout de même plus d’un tiers de ses besoins.




