- Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 486 morts et 1.313 blessés depuis leur déclenchement il y a une semaine.
- Le pays est soumis à d’intenses bombardements en riposte à des attaques du Hezbollah pro-iranien.
- Dans la capitale, Beyrouth, les habitants vivent dans l’angoisse.
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C’est une menace de chaque instant. Depuis une semaine, le Liban vit au rythme des frappes israéliennes, presque chaque jour. « Ils ont frappé, où dois-je partir ? »
, s’interroge Linda Tarchichi, habitante de Beyrouth alors qu’un missile vient de s’abattre à l’entrée du quartier de Dahieh, situé dans la banlieue sud de la capitale libanaise et fief du Hezbollah. C’est en riposte à des attaques du groupe pro-iranien que l’État hébreu mène une intense campagne de bombardements, après le déclenchement de la guerre en Iran, le 28 février dernier.
Dans la ville, la vie des habitants est rythmée par la peur de ces frappes. « Je ne peux aller nulle part, parce qu’il y a des avions militaires, bien sûr que j’ai peur »
, affirme Linda, dans le reportage en tête de cet article. Cette marchande qui travaille chaque jour dans le quartier doit partir. Elle choisit le quartier chrétien pour installer son étal, une zone en théorie épargnée par les bombardements israéliens.
Près de 500 morts
Car c’est bien Dahieh qui est visé par les frappes israéliennes, alors que l’État hébreu a appelé à évacuer la zone (nouvelle fenêtre). « C’est devenu impossible de vivre à Dahieh jusqu’à ce que la guerre s’achève. Même à l’extérieur de la zone qu’Israël a ordonné d’évacuer, plus personne ne se sent à l’abri nulle part »
, affirme Linda quand une autre habitante assure que tout le monde « est à bout de nerfs. À cause des bombardements, on ne peut même plus dormir ».
Dans la « zone rouge » visée par les frappes, un bâtiment lié au Hezbollah s’effondre. Quelques heures plus tard, une équipe de TF1 est autorisée à pénétrer sur le site, le groupe armé chiite tenant à montrer le résultat d’une des frappes menées par Tel-Aviv. Mais face aux frappes et à l’odeur de poudre qui se répand, les rues de Dahieh sont désormais désertes, devenues des artères fantômes hantées par les visages des défunts, affichés par la milice pro-Iran : l’ancien leader du Hezbollah Hassan Nasrallah (nouvelle fenêtre) et l’ancien guide suprême d’Iran, Ali Khamenei (nouvelle fenêtre).
Selon les chiffres du ministère de la Santé libanais, les frappes israéliennes depuis une semaine ont fait 486 morts et 1.313 blessés. Alors que le président du pays, Joseph Aoun, a accusé le Hezbollah de vouloir provoquer « l’effondrement »
du Liban pour le compte de l’Iran, appelant à des négociations directes avec Tel-Aviv, le chef du bloc parlementaire du mouvement, Mohamed Raad, a quant à lui juré de poursuivre le combat contre Israël « quel qu’en soit le prix ».




