samedi, mars 28

  • La réaction des routiers est unanime : les aides promises par l’État sont jugées insuffisantes.
  • Les remises sur le prix du carburant ne couvriront pas la totalité des hausses liées à la flambée des cours du pétrole.
  • La profession organise donc des barrages symboliques ce samedi.

Suivez la couverture complète

Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

La circulation ne se fait qu’au ralenti, comme on le voit dans le reportage du 13H ci-dessus. Près de Lyon sur l’autoroute A7, 2 voies sur 3 sont bloquées par une vingtaine de transporteurs routiers, en colère contre la flambée des prix du carburant, à la suite du conflit au Moyen-Orient. Gérard est gérant d’une entreprise de 100 camions, et estime que la hausse de 40 centimes par litre de gazole est difficile à encaisser. « Nous, ça nous fait à peu près une perte de 15.000 euros par semaine », explique-t-il au micro de TF1, « on a vraiment besoin que la profession soit aidée »

Crises à répétition

Le gouvernement a pourtant annoncé une aide forfaitaire : 20 centimes de rabais par litre de gazole pour le mois d’avril, ce qui va coûter 50 millions d’euros à l’État. Mais, pour ces chauffeurs routiers, c’est encore insuffisant. « On a déjà subi le Covid, on a déjà subi les gilets jaunes, on a subi l’Ukraine, là on subit l’Iran et c’est toujours le transporteur et les gros consommateurs de gazole qui subissent les conséquences », pointe un chauffeur sur le barrage de l’A7. Sur la route, la plupart des automobilistes à l’arrêt comprennent ces blocages. « Je soutiens complètement, même si c’est embêtant parce que j’ai un rendez-vous et je vais être en décalé », sourit l’un d’eux. 

À Clermont-Ferrand, une dizaine de chauffeurs poids lourds sont aussi mobilisés. Ils demandent une aide semblable à celle de 2022 au moment de la crise énergétique. « En 2022, on avait réussi, l’État nous avait accordé 400 millions d’aides. Aujourd’hui, c’est 50 millions, c’est 8 fois moins. On est 8 fois moins importants », estime un conducteur. 

Il y a 4 ans, en plus d’une remise de 30 centimes sur les prix du carburant, le gouvernement avait fourni une aide directe aux entreprises en fonction de leur nombre de véhicules – à une époque où les finances de l’État le permettaient davantage. « Cette aide de 50 millions, on ne sait pas du tout comment elle a été calibrée, et sur quelle base, et comment ça va se traduire concrètement pour les entreprises », fustige Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers. Pour bénéficier de cette aide, les transporteurs routiers devront apporter la preuve de leurs difficultés financières.

La rédaction de TF1info | Reportage : Joe SACCAL, Camille LEPAPE, Claire LEFFEUVRE

Share.
Exit mobile version