vendredi, mars 20

  • Avec le conflit au Moyen-Orient, les prix des carburants ont augmenté.
  • Si la situation inquiète les automobilistes, le gouvernement n’a pas encore pris de mesure pour faire baisser la facture.
  • Comment expliquer cette stratégie ? La réponse de Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI.

Pas de stratégie française contre la hausse des prix à la pompe ? Le conflit au Moyen-Orient a des conséquences sur le quotidien des automobilistes. Face à l’augmentation du prix des carburants, l’État, contrairement à d’autres pays comme l’Italie, n’agit pas pour faire baisser la facture. 

Nicolas Doze détaille les raisons de cette tactique française. « L’Italie baisse de 25 centimes par litre les taxes pendant 20 jours. L’expérience prouve qu’en France, on a beaucoup de mal avec ce type de mesure. Je vous rappelle qu’en 2022, on décide de subventionner les carburants. Ça va durer 9 mois, ça va coûter 8 milliards d’euros », rappelle l’éditorialiste économie sur LCI. Réussir à agir sur les taxes n’est pas une mission simple. 

« L’Italie a obtenu, en échange de ce décret, des mesures d’économie pour pouvoir essayer d’adoucir l’addition. En France, on est quand même dans une forme d’impasse, de blocage politique total. Il est absolument illusoire d’imaginer que le gouvernement pourrait faire plier le Parlement pour obtenir une mesure d’économie afin de pouvoir financer une baisse de taxes sur les prix des carburants », poursuit Nicolas Doze.

Cette hausse des prix à la pompe a été évoquée jeudi lors d’une réunion organisée à Matignon. Mais le gouvernement a décidé de rester sur sa position initiale. « Si on voulait baisser de 20 à 25 centimes les prix des carburants en France pendant un mois, il faudrait 700 millions d’euros », conclut Nicolas Doze. 

Baptiste MARIN

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