L’Iran veut que les pourparlers avec les États-Unis prévus cette semaine se déroulent à Oman – et non plus en Turquie – et qu’ils ne portent que sur le nucléaire iranien, a-t-on appris mardi 3 février auprès d’une source régionale.
Cette demande visant à changer le lieu et le sujet des négociations, qui devaient se dérouler vendredi à Istanbul, intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre Téhéran et Washington, qui amasse des forces dans la région après la répression sanglante des manifestations en Iran. Les acteurs régionaux ont exhorté Américains et Iraniens à parvenir à un accord.
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L’armée américaine a déclaré mardi avoir abattu mardi un drone iranien Shahed-139 en approche du porte-avions américain à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln en mer d’Oman.
Le président américain Donald Trump, qui a prévenu que de « mauvaises choses » se produiraient certainement en l’absence d’accord entre les deux pays, a déclaré mardi que les négociations avaient commencé. « Nous négocions avec eux en ce moment », a-t-il dit aux journalistes à la Maison blanche, sans fournir davantage de détails. Donald Trump a également refusé de dire où il s’attendait à voir les négociations se dérouler.
Jared Kushner pourrait prendre part aux négociations
Un diplomate de la région au fait des demandes de l’Iran a déclaré que Téhéran voulait « changer le format, ils veulent changer le cadre ». « Ils veulent seulement discuter avec Washington du dossier nucléaire, alors que les États-Unis veulent évoquer d’autres questions comme les missiles (balistiques) et les activités des groupes affiliés à l’Iran dans la région. »
La porte-parole de la Maison blanche Karoline Leavitt a déclaré mardi que des pourparlers avec l’Iran étaient toujours prévus cette semaine. Steve Witkoff, émissaire spécial américain, et Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères, doivent se retrouver vendredi à Istanbul. Une source proche du dossier a déclaré que le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, participerait également aux discussions. Des représentants de divers pays, notamment l’Arabie saoudite et l’Égypte, doivent également y prendre part.
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La partie iranienne avait déclaré plus tôt n’être ni optimiste ni pessimiste avant les pourparlers prévus vendredi avec les États-Unis et se préparer à tous les scénarios. « On attend de voir si les États-Unis comptent aussi ou non mener des négociations substantielles et destinées à parvenir à des résultats », a dit la source iranienne.
Avec Reuters




