- Un troisième cycle de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran s’ouvre ce jeudi à Genève.
- Téhéran et Washington vont tenter une nouvelle fois de trouver un accord concernant le programme nucléaire iranien.
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Trump met une pression maximale sur l’Iran
Nouveau round de discussions ce jeudi. Les négociateurs américains ainsi que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et sa délégation sont arrivés à Genève mercredi 25 février, avant le troisième cycle de pourparlers entre Washington et Téhéran prévu ce jeudi.
Malgré les propos de Donald Trump mardi devant le Congrès sur les « sinistres ambitions nucléaires »
iraniennes,
les États-Unis affichent leur optimisme quant à la conclusion d’un accord garantissant que Téhéran ne se dote pas de l’arme atomique. « Le président a de nombreux autres outils à sa disposition » pour assurer que l’Iran ne se dote pas de la bombe atomique »,
a déclaré ce mercredi le vice-président JD Vance sur la chaîne Fox News, en concluant : « Il a montré qu’il était prêt à les utiliser et j’espère que les Iraniens prendront cela au sérieux demain lors des négociations. »
« Gros mensonges »
Téhéran a quant à lui rejeté en bloc les allégations du président américain, estimant que tout ce qu’avancent les États-Unis au sujet du programme nucléaire iranien, « des missiles balistiques de l’Iran »
au « nombre de victimes lors des troubles de janvier n’est rien d’autre que la répétition de gros mensonges »
, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï dans une publication sur X.
Les pays occidentaux et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran dément nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
Alors que les États-Unis ont d’ores et déjà déployé un dispositif massif (nouvelle fenêtre) dans la région du Golfe, à Washington, le ministère des Finances a adopté de nouvelles sanctions contre quatre Iraniens, des sociétés et douze navires, destinées à affaiblir la République islamique.
Les deux pays ennemis ont renoué le dialogue le 6 février via une médiation omanaise. Leurs précédents pourparlers avaient été stoppés net par la guerre déclenchée en juin 2025 par une attaque israélienne, à laquelle Washington s’était joint en bombardant des sites nucléaires iraniens.




