
Un « bon début », selon la diplomatie iranienne, mais une nouvelle salve de sanctions américaines. Ainsi s’est achevée la reprise des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, vendredi 6 février à Mascate, dans le sultanat d’Oman, qui joue les intermédiaires. Il s’agissait des premières discussions formelles entre les deux pays au sujet du programme nucléaire développé par Téhéran, depuis la « guerre des douze jours », en juin 2025. Le conflit avait permis à Israël et à son allié américain de frapper les installations d’enrichissement d’uranium en Iran, tout en éliminant de nombreux officiers et scientifiques, mais en se gardant alors de précipiter un changement de régime.
Aux yeux de l’administration Trump, il s’agit maintenant de donner une ultime chance à la négociation, sous la menace d’éventuelles frappes américaines contre l’Iran. Mais le climat est des plus tendus, un mois après la répression sanglante du vaste mouvement de contestation du régime, qui aurait fait plus de 30 000 morts, selon les estimations les plus sombres. Les échanges interviennent, tandis que les Etats-Unis ont déployé dans le golfe Persique une véritable « armada », selon le mot de Donald Trump, susceptible d’accroître la pression sur l’Iran, afin qu’il cède, bien que le président américain ait renoncé à intervenir pour soutenir les manifestants, comme il l’avait d’abord envisagé.
Il vous reste 76.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




