Avec notre correspondante à Christchurch, Emma Garboud-Lorenzoni
L’obtention de ce « visa doré » ne nécessite plus de maîtriser l’anglais. La durée de séjour obligatoire a été réduite, tout comme le seuil minimum d’investissement, fixé à 5 millions de dollars néo-zélandais.
Une offre presque sur mesure, conçue par des avocats spécialisés dans l’accompagnement d’investisseurs fortunés à la recherche d’un refuge. Mark Williams, l’un d’eux, explique : « En cas d’instabilité politique dans tel ou tel pays, le nombre de candidatures augmente : les Américains notamment sont préoccupés par la situation dans leur pays, les Européens aussi, en raison de la guerre en Ukraine. La Nouvelle-Zélande est très isolée, et aujourd’hui, c’est considéré comme un atout ! »
Un système « capitaliste » qui « ressemble beaucoup à la colonisation »
Si le gouvernement néo-zélandais présente ces investissements comme une bénédiction pour l’économie locale, des membres de la communauté maorie comme Lucy se méfient : « Je crains une mauvaise répartition des richesses. Nous ne pourrons jamais atteindre le même niveau de réussite financière que ceux qui arrivent avec une fortune déjà faite. Ce système capitaliste dans lequel nous vivons ressemble beaucoup à la colonisation. »
Alors que les détenteurs du « visa doré » obtiennent un droit de résidence à vie en Nouvelle-Zélande, un nombre record de locaux quittent parallèlement le pays, bien souvent pour l’Australie, à la recherche de salaires plus élevés.
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