jeudi, janvier 29
Des gendarmes supervisent les manifestations dans le centre-ville de Nouméa, alors que des indépendantistes et des non-indépendantistes s’affrontent au sujet de l’élargissement de l’électorat pour les prochaines élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le 13 avril 2024.

« Une répression violente, parfois mortelle », « de sérieuses interrogations sur l’impartialité attendue de la justice » et des « mesures de rétorsion collective » : la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) vient de rendre un avis sévère sur la crise insurrectionnelle qui a frappé la Nouvelle-Calédonie en 2024.

« Il ressort des auditions un déni généralisé quant à la gravité des faits qui se sont déroulés l’an dernier en Nouvelle-Calédonie », s’inquiète Pierre Tartakowsky. Le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, membre de la CNCDH, est le corapporteur de l’avis sur les atteintes aux droits fondamentaux adopté jeudi 29 janvier par le CNCDH et qui souligne de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de la crise qui a touché l’archipel.

Le sujet est extrêmement sensible. Jean-Baptiste Burguburu, avocat, ancien bâtonnier du barreau de Paris et président de la CNCDH, organisme dont les membres sont nommés par le premier ministre, tient à préciser : « Il ne s’agit à aucun moment de jeter de l’huile sur le feu, mais de pointer les cas où la violence a été illégitime. » Preuve, selon lui, à la fois de l’attention et de la volonté d’impartialité, ce sont les deux vice-présidents de l’institution, Renée Koering-Joulin, conseillère honoraire auprès de la Cour de cassation pour le collège des personnes qualifiées, et Pierre Tartakowsky pour le collège de la société civile, qui ont été nommés corapporteurs. « On est donc loin d’être les dangereux gauchistes, dont certains voudront nous qualifier. »

Il vous reste 73.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version