dimanche, mars 29

  • Les Houthis, alliés de Téhéran, ont revendiqué deux attaques contre Israël, samedi 28 mars.
  • Le groupe rebelle du Yémen est ainsi entré dans la guerre au Moyen-Orient, en solidarité avec l’Iran et le Liban.

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Un mois de guerre au Moyen-Orient

Un nouveau pion sur l’échiquier. Les Houthis du Yémen ont revendiqué, samedi 28 mars, deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l’entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les rebelles yéménites avaient lancé « des missiles de croisière et des drones » en direction de « plusieurs objectifs vitaux et militaires » en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes contre le régime iranien.

Perturbations grandissantes sur le trafic maritime

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, l’entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation : le groupe pro-iranien avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l’Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe. Le port omanais de Salalah, situé à l’extérieur du détroit d’Ormuz sur la mer d’Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d’après l’armateur danois Maersk.

Les universités américaines menacées

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt, dimanche 29 mars, de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

« Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (…), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi », ont déclaré les Gardiens de la révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l’université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Émirats arabes unis.

Les États-Unis avaient condamné avant cela « avec la plus grande fermeté » les attaques « perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l’Iran », et notamment celle « contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani ». Des attaques qui ont notamment pris pour cible l’ambassade américaine à Bagdad.

À Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l’AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d’avant.

A.S avec AFP

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