jeudi, mars 5

  • « Non à la guerre ! », a répondu mercredi Pedro Sánchez à Donald Trump.
  • Le Premier ministre espagnol a réagi aux critiques du président américain, reprochant notamment à l’Espagne son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l’Iran.

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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase

Pedro Sánchez dit « non à la guerre ». Le Premier ministre espagnol a tenu tête mercredi à Donald Trump, faisant fi des menaces de représailles américaines qui ont suscité des messages de « solidarité européenne » adressés à l’Espagne.

Dans une allocution prononcée mercredi, Pedro Sánchez a promis que son pays ne serait « pas complice » des attaques américano-israéliennes menées contre l’Iran « par peur des représailles de certains« . Une référence directe au dirigeant américain, irrité par son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases en Espagne pour attaquer l’Iran. Cette prise de parole tranche avec le ton beaucoup plus prudent employé ces derniers jours à Paris, Londres ou Berlin, et vient alimenter le bras de fer verbal entre le chef de gouvernement espagnol et le président américain.

L’Espagne a été terrible

Donald Trump

Cette brouille diplomatique entre Madrid et Washington n’est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, Donald Trump s’en prenait déjà régulièrement au dirigeant espagnol depuis que Madrid s’est opposé à l’augmentation de ses dépenses de défense à 5% de son PIB comme le veut le nouvel objectif de l’Otan.

Mardi, le locataire de la Maison Blanche a cette fois-ci vertement reproché au gouvernement espagnol de gauche de refuser à l’aviation américaine l’accès à deux bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l’Iran entamée samedi. « L’Espagne a été terrible« , a cinglé Donald Trump, menaçant directement Madrid de « cesser » complètement les relations commerciales entre les deux pays.

Malgré des difficultés à adopter une position commune très clairement définie face aux attaques menées contre l’Iran, ces tentatives d’intimidation ont valu au chef du gouvernement espagnol une série de marques de soutien de ses homologues européens. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré sur X lui avoir exprimé « la pleine solidarité de l’Union européenne avec l’Espagne » et le chef de l’État français, Emmanuel Macron, lui a dit « la solidarité européenne de la France en réponse aux menaces de coercition économique« . Également sur X, Pedro Sánchez s’est dit « très reconnaissant » pour ces messages de soutien.

T.G.

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