
Entre ces murs hérités de la Révolution française, deux siècles ont passé et une autre révolution est en cours : celle de l’intelligence artificielle, qui a investi le dernier né des laboratoires de recherche de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, inauguré le 28 janvier. Pas moins de 70 enseignants-chercheurs de toutes les disciplines vont y fédérer leurs travaux, depuis les sciences mathématiques jusqu’à la linguistique.
Le laboratoire « Normalesup.ai » chapeautera l’ensemble des recherches dans le domaine, qui seront aussi enseignées aux étudiants, promues dans des chaires en collaboration avec des entreprises ou encore incubées dans des startups de la deeptech.
L’ambition est tout autant technologique que politique, selon Anne Bouverot, présidente du conseil d’administration de l’ENS-PSL. « La question de la souveraineté des données doit être posée en Europe, et pas uniquement dans des laboratoires privés américains et chinois, expose celle qui copréside aussi le conseil de l’intelligence artificielle et du numérique. Nous avons plus que jamais besoin de lieux pour penser ces enjeux et la structure transdisciplinaire de l’école est idéale pour cela. »
Il vous reste 77.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




