mercredi, janvier 21

  • La cour d’appel de Colmar a confirmé la condamnation à un an de prison de Nordahl Lelandais pour des violences conjugales commises au parloir en juin.
  • Le prévenu a aussi l’interdiction d’entrer en contact pendant trois ans avec son fils et pendant deux ans avec sa compagne.
  • Sa défense a annoncé contester cette décision devant la Cour de cassation.

Il cumule les peines. Incarcéré à perpétuité pour deux meurtres, Nordahl Lelandais a été condamné mardi 20 janvier en appel à Colmar à un an d’emprisonnement pour des violences conjugales commises au parloir en juin dernier à la maison centrale d’Ensisheim, dans le Haut-Rhin. 

En plus de la peine d’emprisonnement déjà prononcée en première instance, la cour d’appel a confirmé le retrait de l’autorité parentale du prévenu, ainsi que l’interdiction pour lui d’entrer en contact pendant trois ans avec son fils aujourd’hui âgé de 2 ans, témoin des violences. Il s’est aussi vu interdire tout contact pendant deux ans avec sa compagne, ce qui n’était pas le cas en première instance. Le prévenu avait initialement fait appel de sa condamnation uniquement sur les deux mesures concernant son fils, mais le procureur de Colmar, Jean Richert, avait, lui, fait un appel incident sur l’ensemble de l’affaire.

Son avocat conteste « la légalité » de l’enregistrement de la vidéosurveillance du parloir

Le regard sombre et visiblement ébranlé, le quadragénaire est resté calme à l’annonce de la décision, a constaté un correspondant de l’AFP. « Nous allons former un pourvoi en cassation », a aussitôt annoncé l’un de ses avocats, Stéphane Giuranna, qui conteste « la légalité » de l’enregistrement de la vidéosurveillance du parloir « sur lequel toute la procédure est basée ». En vertu de la Convention européenne des droits de l’homme qui protège le droit à la « vie privée et familiale », « l’administration pénitentiaire n’a pas le droit de filmer dans un parloir », estime l’avocat. 

Le 9 juin lors d’un parloir, Nordahl Lelandais avait violemment saisi sa compagne par les cheveux avant de « lui porter une main autour du cou jusqu’à ce qu’elle parvienne à se dégager de cette emprise », avait résumé le procureur à l’issue de l’audience de première instance en septembre. L’enfant, alors âgé d’un an et demi, était assis sur les genoux de son père lors de cette scène.

Des images mal interprétées, selon sa compagne

Sa compagne, qui ne s’est pas constituée partie civile et n’était pas présente à l’audience, avait alors expliqué au Parisien que les images de vidéosurveillance avaient été mal interprétées. Le prévenu avait lui aussi contesté toute violence et avait expliqué qu’il s’agissait d’une simulation par laquelle il aurait voulu montrer à la jeune femme comment elle pourrait se faire agresser en allant faire son jogging seule.

Celui qui se fait désormais appeler Nordahl Périnet, le nom de jeune fille de sa mère, est incarcéré à Ensisheim depuis septembre 2022. Il purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une mesure de sûreté de 22 ans pour l’enlèvement et le meurtre en août 2017 de la petite Maëlys, âgée de 8 ans. En 2021, il a également été condamné à 20 ans d’emprisonnement pour le meurtre du jeune caporal Arthur Noyer, qu’il avait pris en stop en avril 2017.

E.R. avec AFP

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